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Des membres de la société civile participant à un atelier de consultation sur les aspirations citoyennes, avant les élections présidentielles de 2018.

Mieux connaître la société civile

Les publications dénonçant les actions et déclarations des organisations de la société civile se sont multipliées ces derniers temps. Mélangeant parfois la vie publique à la politique, le Malgache lambda se perd vite entre les partis politiques et les organisations de la société civile œuvrant dans la gouvernance et la lutte contre la corruption.

Après les crises répétées à Madagascar, la majorité des Malgaches se désintéresse de la politique. Ne faisant pas la différence entre les discours politiques et ceux liés à la vie publique, ils se mettent à pointer du doigt les citoyens actifs et les organisations de la société civile.

Qu’est-ce que la société civile ?  

 « C’est une entreprise mais … qui œuvre pour le bien de la société. Une ONG par exemple », affirme avec hésitation Annie, une étudiante à l’Université d’Antananarivo.

« Ce sont les ONG, associations … ce genre d’organisation », répond pour sa part Kelly. « Elles font de l’éducation citoyenne et sert de couloir entre le peuple et l’Etat », ajoute-t-il.  

Le président du Mouvement pour l’éthique et la déontologie de Madagascar, Patrick Rafolisy est riche d’expérience à ce sujet. Selon lui, cela ne se limite pas aux ONG, associations et syndicats. « Ce sont de simples citoyens qui se regroupent dans le but d’améliorer la vie publique et la gestion des biens communs. Même les organisations religieuses et les associations de femmes dans les villages, qui ne sont pas forcément reconnues, en font partie. La société civile peut se présenter sous différentes formes et chacun a son propre rôle. Il y en a qui agissent directement sur le terrain, certaines font de l’éducation, d’autres font de l’interpellation ou de la plaidoirie etc. Elles sont non-gouvernementales et ne sont pas non plus à but lucratif », explique-t-il.

Droits et devoirs de la société civile

Jusqu’ici, les droits des organisations de la société civile ne sont pas cadrés par la loi, selon Patrick Rafolisy. Toutefois, la constitution donne aux citoyens le droit de constituer des associations et de prendre leurs responsabilités. « L’idée que l’Etat a uniquement le devoir de faire un rapport au parlement est fausse. C’est juste de la structuration de pouvoir, car en général, c’est le peuple qui élit ces représentants. Donc la logique et simple, si c’est vous qui avez donné une mission, vous pouvez demander un rapport », souligne-t-il.

En d’autres termes, la société civile est l’ensemble de tous les citoyens actifs et responsables. C’est ce qui distingue les pays développés des pays en voie de développement où le peuple reste passif, toujours selon Patrick Rafolisy.

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