Le passage de l’intempérie liée au cyclone Grants a laissé derrière lui des centaines de sinistrés et onze morts. Analamanga et Alaotra Mangoro concentrent l’essentiel des dégâts, d’après le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes.
Bien que relativement peu médiatisé par rapport à ses prédécesseurs, le cyclone Grants a causé d’importants dégâts dans plusieurs régions de Madagascar. La région Menabe en est un exemple récent. Son chef-lieu, Morondava, a connu une importante montée des eaux et s’est retrouvé sous les eaux pendant plusieurs jours, avant que la situation ne soit maîtrisée au bout de trois jours par les autorités compétentes.
Selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), les deux régions les plus touchées restent Analamanga et Alaotra Mangoro. Lors d’un point de presse tenu ce matin à Antanimora, le directeur général du BNGRC, le général Gabriel Ramanantsoa, a détaillé l’ampleur des dégâts enregistrés dans ces deux régions.
Dans les seules régions d’Analamanga et d’Alaotra Mangoro, deux cent quatre-vingt-dix ménages ont été touchés par les intempéries. Répartis dans onze districts et douze communes, ces ménages ont été évacués vers plusieurs sites d’hébergement. Dans la région Alaotra Mangoro, la commune d’Andaingo est la plus affectée, avec le plus grand nombre de sinistrés. Dans la région d’Analamanga, la commune d’Ankadikely Ilafy est la plus touchée, avec cinquante-cinq ménages déplacés vers des sites d’hébergement.
Foudre
Malgré la mise en place de sites d’hébergement dans certains quartiers touchés dans la capitale, notamment à Ilafy, Andafiavaratra, Bemasoandro et Ambanidia, certains ménages sinistrés n’y ont pas eu recours et ont préféré rejoindre leurs familles. Ils sont au nombre de vingt-trois. Depuis le début des intempéries, vingt-quatre cases se sont effondrées et deux cents autres ont été inondées dans la ville d’Antananarivo et ses environs.
Sur le plan humain, onze personnes ont perdu la vie à cause du mauvais temps. Aucun cas de disparition n’a toutefois été signalé à ce stade. Un phénomène commence néanmoins à susciter l’inquiétude des responsables du BNGRC : la foudre. En effet, parmi les onze décès enregistrés, quatre personnes ont été frappées par la foudre.
« Il convient de souligner que les cas de foudroiement deviennent également préoccupants. En effet, sur les onze personnes décédées, quatre ont perdu la vie après avoir été frappées par la foudre », a expliqué le directeur général du BNGRC.
Ravo Andriantsalama
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