Arrivé ce matin au pays après avoir assisté à une réunion stratégique aux Émirats arabes unis, le président de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM) débarque avec plusieurs signatures de coopération dans différents secteurs. Il arrive également avec des réponses aux polémiques qui ont émergé depuis son départ en début de semaine.
Il n’arrive pas les mains vides. De retour d’un voyage en terre arabe, le PRRM revient au pays avec de nouvelles coopérations et partenariats dans ses valises. Selon ses dires, « nous avons pu signer, lors de notre voyage, plusieurs actes de coopération ». La première concerne l’inauguration d’une usine d’engrais à Toliara le mois prochain. Des émissaires d’Abu Dhabi seront présents à cette occasion. Les travaux sont déjà en cours et le colonel précise que, si tout se passe bien, une autre usine sera implantée à Amboasary ainsi qu’à Toamasina.
La seconde porte sur la rénovation des lignes ferroviaires, le redressement d’Air Madagascar et les travaux au SECREN ou la société d’études, de construction et de réparation navales. Il y aura également une collaboration entre l’armée malgache et une société chinoise dans le but de créer une usine de fabrication d’armes à Madagascar. Il a ensuite parlé du redressement des chaînes de télévision et de radio nationales. Un voyage en Chine est déjà prévu pour le directeur général de l’ORTM Office de la Radio et de la Télévision de Madagascar afin d’en étudier les détails.
Par ailleurs, ce voyage a été un tremplin pour discuter et signer des coopérations dans le domaine de l’environnement. Selon Mickael Randrianirina, la question du crédit carbone a également été abordée. Une société venant d’Abu Dhabi viendra bientôt poursuivre les travaux sur les panneaux solaires à Moramanga. D’autres centrales solaires verront aussi le jour après celle de l’Est du pays.
Tapis bleu
Le président de la Refondation a aussi tenu à s’expliquer sur les polémiques du moment le concernant directement ou indirectement. La première porte sur l’éventuelle intention américaine d’envoyer des réfugiés à Madagascar. Le locataire d’Iavoloha répond par l’affirmative. Selon lui, « c’était effectivement l’objectif du voyage de la délégation de Washington chez nous il y a peu de temps. Mais nous n’avons pas encore donné de réponse à leur demande ».
Il a également tenu à expliquer le fait que lui et la délégation qui l’accompagnait aient été fouillés par les autorités aéroportuaires d’Ivato. Il annonce à son arrivée qu’il ne faut pas blâmer les agents de la douane, car ce ne sont pas eux qui ont forcé la main à la délégation. Pour rappel, le droit international accorde à certaines autorités, dont le chef de l’État, de ne pas être systématiquement fouillées avant l’embarquement. Selon lui : « Ne blâmez pas les agents de la douane qui ont procédé aux fouilles. Ils ne nous ont pas forcé la main, mais c’est nous-mêmes qui avons demandé à être fouillés, par souci de transparence. C’est aussi un message pour dire que personne n’est au-dessus de la loi et que tout le monde doit être contrôlé. »
Ravo Andriantsalama







