La cheffe de la région d’Analamanga par intérim Clémence Raharinirina a vivement critiqué le Tiaka TIM lors d’une émission télévisée diffusée hier soir. Elle a expliqué que ses relations avec le parti se sont fortement dégradées. Elle affirme ne pas avoir trahi, mais se dit au contraire avoir servi de bouc émissaire à certains politiciens.
« Je n’ai jamais été membre du TIM et je ne le suis pas jusqu’à présent, car il n’y a jamais eu d’entente allant dans ce sens entre moi et ce parti. » Ce sont les mots de Clémence Raharinirina, lors d’une intervention à la chaîne nationale dont elle était l’invitée. Une fois de plus, la polémique est ravivée au sein du parti de l’ancien président Marc Ravalomanana. Après le boycott de la cérémonie de présentation des vœux du parti à Tanjombato, au début de l’année, par plusieurs figures emblématiques, Clémence Raharinirina en remet une couche.
Sans donner de réponse explicite sur ses différends avec le parti, la cheffe de région par intérim laisse toutefois entendre qu’elle n’a aucun compte à rendre au parti de « Dada ». Elle rappelle qu’au début des manifestations du 25 septembre 2025, elle, Baba Rakotoarisoa et Lily Rafaralahy, principaux instigateurs des événements, ont agi de leur propre initiative, sans demander l’accord de Marc Ravalomanana ni des parlementaires du parti avant de descendre dans la rue et de marcher vers le palais du Sénat à Anosy.
Trahison
Pourtant, avant sa nomination à la tête de la région Analamanga, Clémence Raharinirina était une élue municipale à la Commune urbaine d’Antananarivo. Pour rappel, au début des années 2020, elle a été élue conseillère municipale sur la liste du TIM du candidat à la mairie, Tojo Ravalomanana. D’où les mots durs de certains de ses anciens compagnons de lutte, qui estiment qu’elle a changé de cap après sa nomination et qu’elle s’est irrégulièrement détournée du TIM, qui l’aurait pourtant grandement aidée à accéder à son poste actuel.
Selon ses déclarations, elle avait cependant déjà démissionné de son poste de conseillère municipale de la CUA avant de prendre ses fonctions au siège de la région à Ambohidahy. Elle avance également qu’elle n’a aucun compte à rendre au TIM, surtout depuis la fameuse présentation des vœux à Tanjombato, où les dirigeants du parti ont décidé de se retirer de la plateforme Firaisankina tout en continuant à soutenir le pouvoir en place.
De leur côté, les têtes pensantes du TIM n’ont pas encore exprimé leur position ?? (Fidèle Razara Pierre) face aux propos de la cheffe de région par intérim. En revanche, les déclarations de Clémence Raharinirina résonnent comme une trahison pour certains partisans du TIM sur les réseaux sociaux, qui multiplient les commentaires négatifs à l’encontre de la présidente de l’association des taxi-ville.
Ravo Andriantsalama





