L’opération d’enrôlement biométrique de l’identité a débuté hier, mardi 27 janvier. Les membres du gouvernement ainsi que ceux de la Présidence de la refondation ont ouvert la voie dans la matinée au palais présidentiel d’Iavoloha. L’après-midi, l’opération s’est poursuivie dans le district d’Atsimondrano. Pour cette première journée, la population est venue en masse, notamment dans la commune rurale de Tanjombato, l’une des plus grandes municipalités du district.
Des centaines de personnes se sont entassées dans les bureaux des communes du district d’Atsimondrano hier après-midi. La raison : le lancement officiel de l’opération d’enrôlement biométrique de l’identité des citoyens âgés de plus de 18 ans. Hommes, femmes, jeunes et personnes âgées, issus de toutes les couches sociales, étaient présents à la commune de Tanjombato. Vers 13 heures, la foule s’est alignée pour entrer dans la salle où se déroulait l’opération.
Les agents formés par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation étaient déjà sur place pour recueillir les données des citoyens. Ordinateurs, imprimantes et machines spéciales d’enrôlement tournaient à plein régime, tandis que la salle était bondée.
D’un côté, les agents du ministère de l’intérieur et de la décentralisation et ceux de la commune ; de l’autre, les citoyens, pressés d’être enregistrés, bien que certains ne connaissent pas encore précisément les avantages de l’enrôlement de leur identité. Une dame rencontrée dans la file d’attente explique que la principale raison de sa venue est que sa carte nationale d’identité arrive à expiration, puisqu’elle date déjà de onze ans, et qu’elle y voit une occasion de la renouveler. Or, pour cette première phase, l’opération consiste uniquement à enregistrer les données biométriques ; sa demande ne pourra donc être satisfaite qu’à la deuxième phase du projet.
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Munis simplement de leur carte nationale d’identité ou d’un acte de naissance, tous souhaitent passer le plus rapidement possible afin de reprendre leurs occupations habituelles. Une autre dame confie avoir exceptionnellement fermé sa boutique pour venir s’enregistrer, mais déplore la durée de l’opération et la longueur de la file d’attente.
Concernant la procédure, Fanomezantsoa, animateur sur place, explique qu’une fois dans la salle, la personne remplit d’abord une fiche. Ensuite, les empreintes digitales des dix doigts, les données de la rétine et l’image du visage sont recueillies. Une opération qui, en principe, ne dure que quelques minutes. Toutefois, au vu du grand nombre de personnes présentes et d’un manque de maîtrise manifeste du matériel par certains agents, le processus peut prendre plus de temps, ce qui explique l’ampleur de la file d’attente.
Un autre facteur vient s’y ajouter : le nombre de personnes âgées de plus de 18 ans dans la commune de Tanjombato, estimé à environ 18 000 selon le maire, Frédéric Rakotoniaina. Il précise également que sa commune dispose de six sites d’enrôlement, dont certains fixes et d’autres mobiles. Les campagnes de sensibilisation menées depuis quelques jours par la commune et le ministère de l’Intérieur ont aussi porté leurs fruits.
L’enrôlement dans le district d’Atsimondrano prendra fin dans un mois, avant de laisser place à l’opération de masse, prévue d’avril à juin sur l’ensemble du territoire national.
Ravo Andriantsalama





