Les salariés du groupe SODIAT peuvent enfin souffler un peu. L'Agence de Recouvrement des Avoirs Illicites (ARAI) a annoncé cet après-midi que les salaires du mois de janvier sont désormais disponibles sur les comptes des employés. Après plusieurs mois de disette, ces derniers vont enfin recevoir leur dû.
Lors d'une conférence de presse tenue cet après-midi dans ses locaux à Ambohijanaka, l'ARAI a apporté des éclaircissements sur la situation des salaires des employés de SODIAT. En grève depuis un certain temps en raison de ce retard de paiement, les salariés de Mamy Ravatomanga vont donc enfin être rémunérés. Rado Rajhonson, directeur général de l'ARAI, a précisé dès le début que le paiement des salaires ne relève pas en principe de son agence. Toutefois, cette fois-ci, l'ARAI se contente d'exécuter une décision de justice.
Pour rappel, après l’arrestation et le gel des avoirs de son patron, Mamy Ravatomanga à l’île Maurice il y a plusieurs semaines, le groupe SODIAT s’est vu amputé de son plus gros contributeur financier. Comme c’est l’ARAI qui recouvre les avoirs illicites, il est de son ressort d’avoir accès au compte gelé si la justice le lui demande.
En effet, la justice a ordonné la main-levée de plus de deux milliards d'ariary sur le compte de SODIAT pour permettre le paiement des salaires du mois de décembre. L'argent a été directement transféré sur les comptes des employés. C'est dans ce cadre que l'ARAI procède au versement. Le directeur général a toutefois déploré le retard pris par le groupe à faire appel à l'ARAI, alors que la décision judiciaire a été reçue à Ambohijanaka dès le mois de décembre. Les représentants du groupe ne se sont rendus sur place qu'à la mi-janvier, ce qui a entraîné le retard et fait que ces salaires sont finalement considérés comme ceux du mois de janvier, et non de décembre.
Exhorter
Cependant, Rado Rajhonson a annoncé que les salaires étaient désormais disponibles. "Le 29 janvier dernier, l'argent a été transféré aux banques et, à l'heure actuelle, les salaires des employés de SODIAT devraient déjà être sur leurs comptes", a-t-il déclaré. En revanche, les employés de la polyclinique d'Ilafy et de la Société Professionnelle de Sûreté et de Sécurité Amarante (SPSS) sont exclus de ce versement.
La raison en est que l'ARAI a constaté que la somme allouée ne suffisait pas pour couvrir l'intégralité des salaires. En effet, il manque environ huit cents millions d'ariary pour payer tous les employés. Selon Rado Rajhonson, c'est SODIAT lui-même qui a proposé de retirer de la liste de paiement ces deux sociétés, car elles ont continué à fonctionner malgré les difficultés rencontrées par le groupe. Il a également ajouté que d’autres sociétés du groupe auraient pu être exclues, mais que la décision ne relevait pas de l'ARAI, qui ne fait qu'exécuter une décision judiciaire.
Ravo Andriantsalama





