Plus de 10 000 m² de rues à réhabiliter. Tel est le défi que s’est fixé la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) pour faire face aux embouteillages monstres qui paralysent la majorité des quartiers et arrondissements de la capitale. Lors d’un bref entretien avec le nouveau deuxième adjoint au maire, Tantely Ranoelijaona, ce dernier a indiqué que la commune se prépare à lancer un vaste programme de réfection des rues.
Face à la recrudescence des embouteillages à Antananarivo, le deuxième adjoint au maire de la CUA, Tantely Ranoelijaona, affirme que des mesures concrètes ont déjà été engagées. Une attention particulière est notamment accordée aux arrêts de taxi-be, souvent à l’origine des congestions routières. À cet effet, une brigade spéciale dédiée à la gestion des embouteillages a été mise en place par la commune il y a une dizaine de jours. Parallèlement, vingt jeunes ont été formés pour encadrer la circulation dans les zones à forte affluence. Leur mission consiste à orienter les charrettes, pousse-pousse et autres moyens de transport traditionnels, mais aussi à bloquer temporairement certains axes et à proposer des itinéraires alternatifs afin de fluidifier le trafic.
Concernant la réfection des rues, Tantely Ranoelijaona précise que les axes prioritaires ont déjà été identifiés. Toutefois, la CUA ne disposant pas, à elle seule, des moyens nécessaires, un appel est lancé aux partenaires techniques et financiers afin d’appuyer les travaux. Des discussions sont actuellement en cours et certains partenaires se sont déclarés disposés à prendre en charge des portions de routes, selon leur choix. Les travaux concerneront l’ensemble des arrondissements, pour une superficie totale estimée à 10 520 m². Un chantier d’envergure qui, selon le deuxième adjoint au maire, nécessitera une synergie entre la commune et ses partenaires, avec un démarrage des travaux prévu dans les plus brefs délais.
Besoins inégaux
La répartition par arrondissement met en évidence des besoins inégaux. Le premier arrondissement concentre la plus grande part des travaux à réaliser avec 3 665 m², suivi du cinquième arrondissement avec 2 620 m². Le deuxième arrondissement bénéficiera de 1 890 m² de réfection, tandis que les troisième, quatrième et sixième arrondissements enregistrent respectivement 916 m², 849 m² et 880 m² à réhabiliter. Cette répartition illustre l’ampleur des dégradations constatées et souligne la nécessité d’un programme de réhabilitation équilibré à l’échelle de l’ensemble de la Commune urbaine d’Antananarivo.
Par ailleurs, la CUA attend toujours des actions concrètes de la part de la société nationale d’approvisionnement en eau et en électricité, la JIRAMA. Après le plaidoyer public de la maire Harilala Ramanantsoa, il y a quelques jours, pointant la responsabilité de la société nationale dans le délabrement des rues, aucune action n’a, jusqu’à présent, été entreprise par les responsables de la JIRAMA. Les propos du deuxième adjoint au maire ne laissent toutefois pas entendre l’existence de discussions ou de négociations en cours avec cette dernière.
Ravo Andriantsalama





