Alors que la Coupe des clubs champions de l’océan Indien (CCCOI) de handball se déroulait à Toamasina depuis dimanche, le passage du cyclone Gezani a bouleversé le calendrier. Trois journées ont été disputées avant l’arrêt forcé de la compétition. Plusieurs athlètes malgaches figurent parmi les sinistrés.
Le sport a brutalement cédé face aux caprices de la nature. À Toamasina, où se tient la CCCOI de handball, les rafales et les pluies diluviennes provoquées par le cyclone Gezani ont causé d’importants dégâts matériels, affectant directement les délégations engagées.
Dix équipes, cinq masculines et cinq féminines, issues de Maurice, La Réunion, des Comores, des Seychelles et de Madagascar participaient à cette joute régionale. Mais après trois journées sur les sept prévues, la compétition a été stoppée net.
Selon le directeur technique national de la Fédération malgache de handball, Sylvestre Tsiahoua, si aucune perte humaine n’est à déplorer, plusieurs hébergements ont été endommagés. « Certaines toitures ont été arrachées. Heureusement, il n’y a eu ni mort ni blessé », précise-t-il.
Des athlètes relogés dans l’urgence
Parmi les sinistrés figurent des joueurs malgaches. Un handballeur d’un club d’Antananarivo témoigne : « Nous n’avons rien eu physiquement, mais notre lieu d’hébergement est détruit. Il n’y a plus de toit, tout est inondé. »
Face à l’urgence, les délégations ont été transférées vers le Centre régional de la jeunesse et des sports (CRJS). Une solution provisoire qui ne règle pas tout. « Même au CRJS, il y a encore de l’eau et les vitres sont brisées. Nous essayons de faire sécher nos affaires », confie un autre athlète, encore marqué par les intempéries.
Dans ces conditions, la poursuite des rencontres s’avère impossible. « La ville est endommagée, le gymnase est inondé. Il est totalement impossible de continuer la compétition », tranche le directeur technique national. L’édition 2025 s’arrête donc prématurément, avec l’hypothèse d’un report à la saison 2026.
Une réunion entre la Fédération malgache de handball et les responsables de la Zone 7, structure régionale encadrant la discipline dans l’océan Indien, est attendue afin d’acter officiellement la suite à donner à cette édition interrompue.
Ravo Andriantsalama







