Frappée de plein fouet par les cyclones Fytia et Gezani, Madagascar est officiellement en situation de sinistre national. La décision a été prise mercredi en Conseil des ministres. Face à l’ampleur des dégâts humains et matériels, la communauté internationale commence déjà à se mobiliser.
À peine la déclaration adoptée lors d’un Conseil des ministres tenu par visioconférence, les premières réactions n’ont pas tardé. Plusieurs organisations internationales ont répondu à l’appel des autorités malgaches. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ainsi débloqué une aide d’urgence de 250 000 dollars américains. Cette enveloppe servira à l’achat rapide de médicaments et d’équipements destinés à faire face aux risques sanitaires liés aux inondations et aux déplacements massifs de population.
Jeudi, le chef de l’État a réuni les partenaires internationaux au cours d’une rencontre consacrée à la gestion de la catastrophe. Ces derniers ont réaffirmé leur volonté d’accompagner Madagascar dans cette épreuve.
Le directeur général adjoint du BNGRC (Bureau national de gestion des risques et des catastrophes), John Heriniandry Razafimandimby, justifie la décision de déclarer l’état de sinistre national. « L’un des critères, c’est lorsque le nombre de sinistrés accueillis dans les sites d’hébergement dépasse les 25 000 personnes. Mais l’État dispose également d’un pouvoir d’appréciation, notamment face à une succession de cyclones comme Fytia puis Gezani. Nous étions donc déjà dans les conditions permettant de déclarer le sinistre national », explique-t-il.
Priorité
Cette déclaration vise avant tout à accélérer la mobilisation de l’aide auprès des partenaires techniques et financiers ainsi qu’auprès de la communauté internationale. L’urgence, pour l’heure, reste le sauvetage des populations et la relance des moyens de subsistance des personnes touchées par le passage des deux cyclones.
« La priorité, c’est le sauvetage des vies humaines. Il faut aussi rétablir la vie quotidienne brutalement interrompue par Gezani : rétablir l’électricité et l’accès à l’eau potable, prévenir les maladies liées aux inondations et, surtout, reconstruire les habitations gravement endommagées par des vents extrêmement violents », souligne le responsable du BNGRC.
Selon le dernier bilan provisoire publié jeudi à 10 heures par le BNGRC, 36 décès sont à déplorer. Cinq personnes sont portées disparues. Près de 259 000 sinistrés, issus de plus de 70 000 ménages, ont été recensés à travers le pays.
Ravo Andriantsalama







