Soalihy Moussa, l’ancien chargé de mission à la présidence, est acquitté par le tribunal aujourd’hui. Mais il est relaxé au bénéfice du doute, faute de preuve suffisante. Assistant au verdict de son ami, Paolo Raholinarivo esquisse une réaction en demi-teinte. Cette affaire, bien que terminé, pourrait avoir des répercussions positives ou négatives sur la vie politique du pays en cette période de transition.
Le verdict est tombé aujourd’hui. Soalihy Moussa a été acquitté au bénéfice du doute, faute de preuves suffisantes pour étayer les accusations portées contre lui. Si cette décision lui rend sa liberté, elle laisse un goût d’inachevé à Paolo Raholonarivo, ami et proche du prévenu. Ce dernier a exprimé son insatisfaction quant à l'emploi du terme « doute » dans le jugement, estimant qu'une relaxe pure et simple s'imposait face à des poursuites jugées infondées. De son côté, le prévenu s'est dit satisfait, privilégiant l'importance d'avoir pu assurer sa défense et d'avoir été entendu par les magistrats.
L’ancien chargé de mission à la présidence sous Andry Rajoelina a été relaxé par la justice, mettant fin à plusieurs semaines d’incertitude depuis son interpellation en décembre dernier à Antananarivo. Arrêté dans un contexte politique particulièrement tendu, puis placé sous contrôle judiciaire, il faisait l’objet de poursuites évoquant notamment une atteinte à la sûreté de l’État et des faits d’incitation à la haine. La décision rendue aujourd’hui marque un coup d’arrêt aux soupçons les plus lourds qui pesaient sur lui.
Apaisement ou bras de fer
Au-delà du cas personnel de Soalihy Moussa, cette affaire illustre les tensions d’un contexte post-crise où chaque procédure judiciaire est lue à travers le prisme des rapports de force politiques. Ses soutiens dénonçaient une tentative d’intimidation visant des proches de l’ancien régime, tandis que d’autres y voyaient l’action normale d’un État cherchant à établir les responsabilités. La relaxe prononcée par le tribunal rebat aujourd’hui les cartes et interroge la solidité des charges initialement retenues.
Reste désormais l’impact politique de cette décision. Dans un climat encore marqué par la méfiance et la polarisation, cette issue judiciaire pourrait être interprétée comme un signal d’apaisement ou, au contraire, comme un épisode supplémentaire d’un bras de fer latent entre justice et sphère politique. Une chose est sûre : l’affaire Soalihy Moussa s’inscrit déjà dans la chronique d’une transition où le judiciaire et le politique avancent sur une ligne de crête, sous le regard attentif d’une opinion publique en quête de stabilité et de vérité.
Ravo Andriantsalama







