La démolition du colisée construit dans l’enceinte du Rova Manjakamiadana n’est pas encore d’actualité. Malgré une décision de justice ordonnant sa destruction, le ministère de tutelle rappelle que des voies de recours restent possibles.
Aucune information officielle ne peut, à ce stade, être communiquée concernant la démolition du colisée d’Anatirova. C’est la position exprimée par Mahefa Rakotomalala, directeur général de la communication au sein du Ministère de la Communication et de la Culture, joint par téléphone ce matin. Selon lui, la procédure judiciaire suit son cours et un éventuel appel pourrait encore être introduit par la partie concernée.
En cas de recours, il faudra attendre un nouveau verdict ainsi que la délivrance de la grosse du jugement avant d’envisager l’exécution de la décision. Le responsable précise également que les informations circulant sur les réseaux sociaux, qu’il s’agisse du calendrier des travaux, du coût de la démolition ou de la prise en charge financière, ne sont pas officielles. Le ministère, partie mise en cause dans cette affaire, souligne qu’il s’agit d’une étape procédurale normale et que cette réserve ne signifie pas nécessairement qu’un appel sera interjeté.
Une décision de justice favorable aux plaignants
Cette mise au point intervient après le jugement rendu il y a quelques jours par le Tribunal de première instance d’Anosy, qui a ordonné la démolition de la structure communément appelée « Colisée » ou « Kianja Masoandro ». La juridiction a également exigé le rétablissement de l’appellation historique du site et confié à l’État la responsabilité d’exécuter la décision dans le respect des normes techniques, afin de préserver les bâtiments patrimoniaux avoisinants.
À l’origine de la procédure, une plainte déposée par des descendants de la royauté merina, soutenus par des associations de défense du patrimoine. Ils estiment que l’édification de cette infrastructure moderne porte atteinte au caractère sacré et historique du palais royal. Après plusieurs renvois et débats judiciaires, la justice leur a donné raison. Toutefois, tant que les voies de recours ne sont pas épuisées, le colisée demeure en place, suspendu à l’issue définitive de la procédure.
Ravo Andriantsalama
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