À sa troisième édition, le programme national Tanora MamiratrA ka Manavao entend franchir un nouveau cap dans l’accompagnement de la jeunesse malgache. Axée sur le leadership, le plaidoyer et l’engagement citoyen, cette initiative du ministère en charge de la Jeunesse ambitionne de faire émerger une génération capable de participer activement à la transformation du pays.
Lancée par la Direction de la Jeunesse et du Rayonnement international, l’initiative Tanora MamiratrA revient cette année sous une nouvelle appellation, en phase avec la dynamique actuelle de refondation nationale. Baptisé désormais Tanora MamiratrA ka Manavao, le programme se veut à la fois un espace de formation et une plateforme d’échanges destinée aux jeunes issus de divers horizons.
Concrètement, l’initiative propose des formations en leadership et en plaidoyer, tout en favorisant la co-construction de solutions innovantes portées par les jeunes eux-mêmes. Des rencontres mensuelles organisées au stade Barea Mahamasina servent de cadre à ces échanges réguliers, pensés comme des laboratoires d’idées et d’engagement citoyen.
Selon Faliarisoa Rajaonarivelo, directeur de la Jeunesse et du Rayonnement international, l’objectif dépasse la simple transmission de compétences. Il s’agit surtout de renforcer la confiance des participants et leur capacité à assumer des responsabilités au niveau local, tout en les préparant à contribuer au rayonnement international de Madagascar.
Des impacts déjà perceptibles chez les bénéficiaires
Les témoignages des jeunes ayant participé aux précédentes éditions illustrent les retombées concrètes du programme. Pour certains bénéficiaires, les formations ont permis de découvrir des notions jusque-là méconnues, notamment dans le domaine du plaidoyer et des droits humains. L’accès à des opportunités internationales constitue également l’un des acquis majeurs, certains participants ayant pu suivre des formations spécialisées à l’étranger.
D’autres soulignent surtout les avancées sur le plan professionnel. Le programme aurait contribué à renforcer la prise de parole, la confiance en soi et la préparation à l’emploi grâce à des formations adaptées aux réalités actuelles du marché du travail à Madagascar.
Au-delà des témoignages individuels, les chiffres avancés par les organisateurs traduisent l’ampleur de l’initiative : plus de 23 000 jeunes auraient été touchés directement et indirectement au cours des deux premières éditions.
À travers cette troisième phase, les responsables entendent ainsi consolider une dynamique où la jeunesse n’est plus seulement bénéficiaire de politiques publiques, mais devient un véritable acteur dans la transformation sociale et citoyenne.
Salohy Rollande et Ravo Andriantsalama                Â








