Après l’annulation des voix de la maire d’Antananarivo par le Conseil d’État, l’incertitude plane sur la gestion de la capitale. Le syndicat autonome de la Commune urbaine d’Antananarivo demande la nomination rapide d’un président de délégation spéciale (PDS), tout en plaidant pour un profil connaissant déjà l’administration municipale.
Que la loi 2014-020 soit appliquée au moment de la nomination d’un président de la délégation spéciale (PDS). C’est le souhait du syndicat autonome de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Cette loi encadre l’organisation, le fonctionnement et les modalités d’élection des collectivités territoriales décentralisées. Faisant suite à la décision du Conseil d’État d’annuler l’ensemble des voix obtenues par l’actuelle maire, Harilala Ramanantsoa, et d’exiger la reprise de l’élection municipale, le syndicat autonome de la CUA a réagi.
Selon ses membres, étant donné que la maire ne peut en principe plus prendre de décisions au sein de la circonscription, il est nécessaire de nommer un PDS pour assurer la continuité de l’administration de la capitale. Un problème subsiste toutefois concernant l’entité qui devra procéder à cette nomination.
Actuellement, il n’y a plus de gouvernement, après que celui du Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a été remercié par la Refondation, via un communiqué publié hier soir. Il n’y a donc pas de ministre de l’Intérieur en fonction pour procéder à la nomination.
Conscient de cette situation, le syndicat revendique néanmoins un profil bien défini pour succéder à la patronne de Mada Vision. Lors d’une conférence de presse tenue à Tsimbazaza ce matin, le syndicat a posé les critères de celui ou celle qui devra être nommé PDS.
Rouages
Selon Jaona Clément Nirintsoa président du syndicat autonome, « nous voulons un PDS déjà habitué au personnel et qui connaît les rouages du système municipal de la capitale. Nous demandons également qu’il ne fasse pas partie des forces de défense et de sécurité. Il y a déjà un PDS qui a précédé l’actuelle maire et qui, selon nous, est le meilleur candidat pour le poste. Il serait plus sage de reconduire cette personne. »
Pour rappel, le PDS qui a précédé Harilala Ramanantsoa est Alexandre Georget. Sans le dire expressément, Jean Clément laisse entendre que la meilleure solution pour la commune, dans la situation actuelle, serait de nommer à nouveau ce dernier à la tête de la commune urbaine.
En attendant, l’incertitude demeure quant à la personne qui dirige réellement la commune urbaine d’Antananarivo. Après la décision du Conseil d’État, Harilala Ramanantsoa ne peut plus faire fonctionner normalement la machine administrative. Selon le président du syndicat autonome de la CUA, elle ne peut même plus signer les ordres de paiement des salaires pour le mois de mars. Or, la préparation de ces paiements est déjà en cours, en amont du décaissement habituellement prévu autour du 25 du mois.
Ravo Andriantsalama
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