Après avoir perdu devant le Conseil d’État et vu ses voix lors des municipales de décembre 2024 annulées, Harilala Ramanantsoa fait ses adieux à la Commune urbaine d’Antananarivo. Lors d’une conférence de presse tenue ce matin, la désormais ancienne maire annonce qu’elle assurera les affaires courantes jusqu’à l’arrivée de son successeur.
« Je tiens à remercier les régimes successifs durant mon mandat à la mairie. Ils m’ont tous aidée dans l’administration de la capitale ainsi que dans les efforts pour redorer le blason d’Antananarivo », déclare Harilala Ramanantsoa ce matin, lors de sa dernière apparition en tant que première magistrate de la capitale, dans le hall de l’Hôtel de ville d’Analakely, entourée de ses collaborateurs. La patronne de Mada Vision fait ainsi ses adieux aux personnes qui ont travaillé à ses côtés pendant plus de deux ans. Elle reconnaît toutefois que des efforts restent à fournir pour rendre à la Ville des Mille sa splendeur d’antan.
Avant de quitter définitivement ses fonctions, la maire Ramanantsoa tient également à rassurer ses collaborateurs sur la continuité de l’administration, tant au niveau des projets en cours que de la situation financière de la collectivité. Elle affirme se plier « à 100 % » au verdict du Conseil d’État. Toutefois, précise-t-elle, aucune notification officielle de la décision ne lui est encore parvenue. Ni le Conseil d’État, ni le ministère de tutelle, ni la préfecture n’ont, selon elle, transmis de notification formelle à la principale intéressée.
Elle indique ainsi qu’en attendant la nomination ou l’installation de son successeur, elle se limitera à l’expédition des affaires courantes. « Je me charge désormais des affaires courantes. Je ne prendrai plus de grandes décisions au nom de la commune, mais j’espère que la succession interviendra bientôt pour le bien de la collectivité », affirme-t-elle.
Ordures                               Â
Avant de conclure, l’ancienne maire a dressé un état des lieux de certaines affaires en cours. La gestion des déchets dans la capitale aurait souffert d’un concours de circonstances, selon elle. Elle évoque notamment un problème technique survenu lors du transfert de fonds en provenance du Trésor public, auquel s’ajoute le départ du directeur général de la Société municipale d’assainissement, nommé entre-temps chef de la région Atsimo-Andrefana.
La situation se complique davantage, poursuit-elle, par l’absence de versement depuis octobre de la redevance sur les eaux usées par la Jirama, un manque qui pèserait directement sur les dépenses et les besoins liés à la gestion des ordures. Sur un autre registre, l’édile se veut toutefois rassurante concernant les salaires : pour le mois de mars, assure-t-elle, les agents municipaux ont bien perçu leur rémunération. Elle espère enfin un retour progressif à une gestion plus stable de la ville d’Antananarivo.
Ravo Andriantsalama








