Hier en début d’après-midi, la désormais ancienne maire de la capitale, Harilala Ramanantsoa, a officiellement quitté ses fonctions. Elle a transmis le pouvoir à sa première adjointe, Finaritra Rajhonson. Sous une pluie diluvienne qui s’abattait sur tout le centre-ville, la dirigeante de Madavision a fait ses adieux à ses collègues de la Commune urbaine d’Antananarivo.
Elle a finalement été notifiée. La décision de justice suspendant les élections municipales pour la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) est parvenue à l’Hôtel de ville d’Analakely. Hier, sous une pluie battante, Harilala Ramanantsoa a donc quitté définitivement son poste de maire. Sa première adjointe, Finaritra Rajhonson, assurera l’intérim en attendant la nomination éventuelle d’un ou d’une président(e) de la délégation spéciale (PDS).
Avant de quitter définitivement l’Hôtel de ville, l’ancienne maire a adressé un message empreint de solidarité : « Le sens de l’engagement et des responsabilités pour améliorer Antananarivo est profondément ancré en moi. Je crains Dieu, je crois en Lui, et je sais que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu. Antananarivo a sa valeur, elle mérite respect et considération au plus haut niveau. C’est pourquoi je m’efforce d’agir avec dignité, car le désordre et les conflits ne sont pas dignes de la ville », a-t-elle déclaré.
Sans tête
Malgré tout, la question demeure : les autorités compétentes vont-elles nommer un PDS dans l’attente de nouvelles élections, ou accélérer le processus électoral ? Selon des bruits de couloirs, la première option serait privilégiée par les décideurs. Toutefois, aucun nom n’a encore filtré concernant le ou la futur(e) PDS de la capitale.
De son côté, le syndicat du personnel de la commune affirme d’emblée qu’aucun des sept anciens candidats à la mairie ne devrait être nommé PDS. Une décision qui relève néanmoins des autorités centrales, notamment le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et de la préfecture de la ville.
Pour rappel, le conseil d’Etat a rendu un verdict à l’encontre de l’ancienne maire au mois de fevrier. La décision faisait suite au constat de la cour sur plusieurs anomalies électorales lors des municipales de décembre 2024 dans la capitale. Des soupçons de fraudes électorales et de corruption électorales ont menés la cour à prendre la décision de suspendre les résultats et ordonne le report des élections.
Ravo Andriantsalama








