La concertation nationale des jeunes a officiellement démarré ce jour à Antananarivo, dans une salle comble du CCI Ivato. Entre forte mobilisation de la jeunesse et présence remarquée d’acteurs politiques, l’événement marque le lancement d’un processus appelé à s’étendre sur tout le territoire.
La grande salle du CCI Ivato n’a pas désempli. Des jeunes venus de différentes régions, des influenceurs, des leaders associatifs, mais aussi plusieurs figures déjà connues lors des événements du 25 septembre 2025 ont répondu présents. À leurs côtés, de nombreux responsables politiques et membres de l’exécutif ont également fait le déplacement, donnant à cette cérémonie d’ouverture une dimension à la fois participative et institutionnelle.
Autre fait notable : la participation du mouvement GEN-Z. La veille encore, certains de ses membres évoquaient un possible boycott, dénonçant l’arrestation de plusieurs de leurs camarades. Leur présence effective traduit finalement une volonté de ne pas rester en marge du processus. Dans l’ensemble, la cérémonie s’est déroulée sans incident, en présence également du coordonnateur du système des Nations Unies.
Emergence
Au-delà du symbole, l’initiative vise à ouvrir un espace d’expression structuré pour la jeunesse. Les concertations vont se poursuivre dans les communes et les districts, avant de remonter à l’échelle régionale puis nationale. L’objectif affiché : recueillir des propositions concrètes pour orienter les politiques publiques.
« Les idées et les recommandations issues de ces concertations […] seront portées à l’échelle nationale pour faire entendre la voix de la jeunesse. Notre vision est claire : refonder Madagascar avec les jeunes, par les jeunes et pour les jeunes », explique Aina, jeune participante à la concertation.
Le dispositif se veut inclusif, en ciblant les jeunes âgés de 14 à 35 ans, issus de tous les horizons. Une ambition relayée par les organisateurs qui insistent sur la nécessité d’une participation active à la base. « Dès que des consultations sont organisées dans vos communes ou vos districts, saisissez cette opportunité pour vous exprimer », lance Sarobidy, parmi les maîtres de cérémonie. Avant d’ajouter : « Ce que nous attendons de vous, c'est que vous formuliez vos aspirations : quels changements réclamez-vous ? Quels sont vos obstacles et quelles sont vos priorités ? »
Les premières consultations locales sont attendues à partir du 11 mai. La synthèse nationale, elle, est annoncée pour la fin du mois. Une échéance qui devra transformer cette mobilisation en orientations concrètes pour l’avenir du pays.
Ravo Andriantsalama








