Retour en force pour le parti Tiako i Madagasikara (TIM) à Antananarivo. Avec la prise de fonction de Feno Ralambomanana comme Président de la délégation spéciale, le parti de Marc Ravalomanana retrouve la gestion de la capitale dans une ambiance résolument festive. Devant une foule acquise à sa cause, le nouveau responsable affiche déjà ses priorités. Discipline, ordre et collaboration sont les maîtres-mots de son mandat.
Festive. Telle était l’ambiance ce matin à l’Hôtel de ville d’Analakely lors de la prise de fonction officielle du nouveau président de la délégation spéciale (PDS) de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), Feno Ralambomanana. Dans une salle archicomble, ce député élu dans le district de Tana III, avant sa nomination, a été ovationné par une foule entièrement acquise à sa cause. Avec la passation de pouvoir tenue ce jour, le parti Tiako i Madagasikara (TIM) de l’ancien président Marc Ravalomanana reprend ainsi les rênes de la capitale, après le passage de Lalao Ravalomanana à la tête de la mairie vers la fin des années 2010.
Cette dernière était d’ailleurs présente lors de la cérémonie. Elle était accompagnée de son fils cadet ainsi que de plusieurs figures influentes du TIM, dont des députés et le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Dans l’assistance, des dizaines de partisans fervents du parti étaient également présents, comme pour marquer un territoire déjà conquis. Chaque prise de parole de Feno Ralambomanana était ponctuée d’applaudissements, et la simple évocation du nom de Lalao Ravalomanana déclenchait une liesse telle qu’elle obligeait l’orateur à marquer une pause avant de poursuivre.
Discipline
Dès ses premières prises de parole, le PDS fixe le ton de son mandat à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo. Il insiste sur l’urgence de remettre de l’ordre, tant sur le plan matériel ; routes dégradées, insalubrité ; que sur le plan comportemental. Au cœur de son discours, un mot revient avec insistance : la discipline. Pour lui, le redressement de la capitale passe d’abord par le respect des règles, condition essentielle à une gestion efficace et à une cohabitation harmonieuse.
Au-delà des mesures concrètes annoncées, c’est une vision presque normative de la gouvernance qu’il esquisse. Refusant d’associer organisation et autoritarisme, il défend une discipline partagée, fondée sur l’adhésion collective plutôt que sur la contrainte. En appelant à l’unité et à la responsabilité de chacun, Feno Ralambomanana place les citoyens au cœur du changement, tout en rappelant que sans rigueur ni respect des normes, toute ambition de transformation urbaine resterait vaine.
Ravo Andriantsalama








