À peine nommé à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo, Fenoherintsoa Ralambomanana est déjà confronté à une situation tendue. Entre contestation des marchands de rue et réserves du personnel communal, le nouveau PDS entame son mandat dans un climat sous haute pression.
À peine arrivé à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), le nouveau président de la délégation spéciale, le député élu dans le district de Tana III, Fenoherintsoa Ralambomanana, fait déjà face à des problèmes récurrents qui minent la capitale depuis des années. Moins de vingt-quatre heures après sa nomination, et avant même la cérémonie de passation, il a dû descendre sur le terrain pour tenter d’apaiser la colère des vendeurs de rue, qui se sentent lésés par l’indisponibilité des espaces de vente.
Tôt ce matin, la rue de Behoririka était noire de monde, non pas pour les activités commerciales habituelles, mais en raison de la mobilisation de marchands ambulants mécontents. Ces derniers dénoncent une supposée décision du nouveau PDS visant à les expulser une nouvelle fois de leur principal lieu d’activité : la rue. Cris de colère, insultes, et même un bac à ordures renversé puis incendié au milieu de la chaussée ont rapidement paralysé la circulation entre Analakely, Behoririka et Andahavoahangy.
Au milieu de cette agitation, Feno Ralambomanana et ses collaborateurs se sont rendus sur place pour tenter de calmer la situation. Si aucun accord définitif n’a été trouvé, la manifestation s’est finalement dissipée aux alentours de 10 heures, permettant un retour progressif à la normale.
Pragmatique
La veille déjà , au moment de sa nomination, le nouveau PDS faisait face à une première vague de contestation émanant du syndicat des employés de la commune. Le syndicat autonome de la CUA adopte en effet une position nuancée face à cette nomination. Sans s’y opposer frontalement, ses responsables expriment des interrogations quant aux choix opérés par les autorités centrales.
Ils regrettent notamment que les propositions issues du personnel communal n’aient pas été retenues et s’interrogent sur certains critères de désignation, en particulier le cumul de fonctions et l’absence de figures issues du scrutin municipal. Pour le syndicat, ces éléments soulèvent des questions sur la légitimité et la représentativité de la nouvelle équipe dirigeante.
Dans le même temps, l’organisation syndicale se veut pragmatique et appelle à une collaboration constructive avec le nouveau PDS. Elle insiste sur la nécessité de prendre en compte les réalités internes de la commune, en donnant une voix aux employés dans les instances de décision. La demande d’intégration d’un représentant du personnel au sein du conseil d’administration s’inscrit dans cette logique, avec pour objectif de rétablir un climat de confiance et d’améliorer la gestion des affaires communales dans un contexte déjà tendu.
Ravo Andriantsalama








