Depuis deux semaines, les épreuves physiques du BEPC se déroulent dans plusieurs centres de la capitale. Au stade de l’ANS Ampefiloha, les candidats enchaînent courses et exercices physiques sous le regard des encadreurs. Entre préparation physique et pression psychologique, responsables et enseignants tentent surtout d’éviter les malaises et les accidents pendant cette période d’examen officiel.
Les coups de sifflet retentissent dès les premières heures de la matinée. À l’intérieur du stade, les candidats arrivent progressivement avant leur passage aux épreuves physiques du BEPC. Certains marchent nerveusement autour de la piste. D’autres préfèrent s’échauffer quelques minutes avant le rassemblement.
Les préparateurs physiques présents sur place rappellent justement l’importance de cette étape avant tout effort intense. Quelques mouvements des bras et des jambes, suivis d’une légère course, permettent déjà de préparer le corps. Trois minutes d’échauffement peuvent suffire pour réduire les risques de blessure ou de malaise. « C’est stressant mais j’ai déjà fait un peu d’échauffement et ensuite j’ai couru », raconte Anjara, candidat rencontré au centre d’Ampefiloha avant son passage.
Mais au-delà de la préparation physique, le stress représente aussi un véritable défi pour plusieurs élèves. Certains candidats perdent leurs moyens au moment des épreuves. D’après le chef de centre de l’ANS Ampefiloha, Rindra Rajaofetra, cette pression psychologique provoque parfois des malaises. « Le stress psychologique provoque un traumatisme. Lorsque ce traumatisme apparaît, l’enfant ne sait plus quoi faire. Son cœur se met à battre très fort et il peut faire un malaise », explique-t-il.
Soutien moral
Face à cette situation, les encadreurs ne se contentent plus de surveiller les exercices. Ils jouent également un rôle de soutien moral auprès des candidats. Avant chaque passage, les responsables donnent des conseils et tentent surtout de rassurer les élèves. « Nous leur redonnons confiance en eux. Nous les encourageons à rester calmes pendant l’épreuve et nous leur rappelons qu’ils se sont déjà préparés », poursuit le responsable du centre.
Après chaque départ de course, les bruits de pas résonnent sur la piste du stade. Certains terminent les exercices avec soulagement, d’autres cherchent encore leur souffle après l’effort. Tous affrontent pourtant la même pression : réussir une épreuve officielle devant les examinateurs.
Les responsables rappellent ainsi l’importance de bien respirer pendant les exercices, de boire suffisamment d’eau et de s’étirer après l’effort. Même facultative, l’épreuve physique reste importante pour de nombreux candidats qui espèrent gagner quelques points supplémentaires pour leur examen. Les épreuves au centre d’ANS Ampefiloha doivent prendre fin ce jeudi 7 mai 2026.
Ravo Andriantsalama








