Depuis plusieurs semaines, le bureau de l’état civil du sixième arrondissement à Ambohimanarina fait face à une forte affluence. Chaque jour, des centaines de parents viennent demander des copies d’actes de naissance exigées par les établissements scolaires dans le cadre de l’enrôlement biométrique des élèves. Entre longues heures d’attente, fatigue et désorganisation, les usagers prennent leur mal en patience.
Dès les premières heures de la matinée, une foule compacte envahit déjà les abords du bureau de l’état civil du sixième arrondissement à Ambohimanarina. Dans la cour, sous le soleil encore timide, des parents serrent contre eux des dossiers froissés, des photocopies et parfois même des cahiers d’écoliers. D’autres patientent au bord de la route, faute de place. Entre les discussions agacées, les appels des agents municipaux et le bruit sec des machines à écrire qui résonne dans les bureaux, l’endroit ressemble davantage à une gare bondée qu’à une administration communale.
Depuis plusieurs semaines, les demandes de copies d’actes de naissance explosent dans cet arrondissement d’Antananarivo. Les établissements scolaires exigent désormais des copies récentes pour les dossiers des élèves, notamment dans le cadre de l’enrôlement biométrique des enfants du primaire. Résultat : chaque matin, des centaines de parents affluent dans l’espoir de repartir avec le précieux document.
À l’entrée du bâtiment, les visages affichent la fatigue. Certains parents racontent être revenus pour la troisième ou la quatrième fois. Une mère de famille habitant à Ankadifotsy explique avoir perdu plusieurs journées dans les files d’attente sans parvenir à terminer ses démarches. « L’école a fixé un délai pour déposer les nouvelles copies. On n’a pas vraiment le choix », souffle-t-elle, épuisée après plusieurs heures debout.
Débordés
À l’intérieur des locaux, les agents de l’état civil travaillent sans interruption. Les piles de registres s’accumulent sur les bureaux tandis que les machines à écrire tournent presque sans arrêt. Malgré l’affluence, les responsables assurent que le service continue de fonctionner normalement.
Le délégué du maire de l’arrondissement, Rabearivony Jean Aimé, affirme que cette situation dure déjà depuis plus de deux semaines. Selon lui, entre 300 et 500 personnes se présentent chaque jour pour effectuer des demandes de copies d’actes de naissance. Il estime toutefois que les procédures restent rapides et évoque une organisation spéciale mise en place pour gérer l’afflux des usagers.
Même constat du côté de Hantamalala Tiana Annie, la cheffe de service état civil au sixième arrondissement. Elle précise que les déclarations de naissance de nouveau-nés restent minoritaires. La majorité des personnes présentes viennent surtout demander des copies destinées aux dossiers biométriques des enfants déjà scolarisés. Malgré les efforts des agents, la file d’attente continue de s’allonger au fil des heures. Certains usagers préfèrent même arriver avant l’ouverture des bureaux pour espérer passer rapidement. Mais à la mi-journée, beaucoup attendent encore leur tour, assis sur des murets ou debout sous le soleil.
Selon les responsables locaux, cette affluence pourrait encore durer plusieurs jours. Chaque matin, de nouveaux parents rejoignent la longue file devant le bureau de l’état civil pour obtenir ce document indispensable à la scolarité de leurs enfants.
Ravo Andriantsalama








