Les Barea connaissent désormais leurs adversaires pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2027. Placée dans le groupe L avec le Nigeria, la Tanzanie et la Guinée-Bissau, la sélection malgache devra relever un immense défi pour espérer décrocher une deuxième qualification historique à la CAN.
Une montagne à franchir. Après le tirage au sort des groupes des éliminatoires de la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), l’équipe nationale malgache devra affronter des adversaires redoutables dans un groupe qui compte notamment l’un des pays hôtes, la Tanzanie. Dans ce groupe L, considéré comme l’un des plus relevés de ces qualifications, les Barea auront fort à faire face au Nigeria, grand favori, à la Tanzanie, déjà qualifiée d’office, ainsi qu’à la Guinée-Bissau, toujours difficile à manœuvrer.
Avec la qualification automatique des Tanzaniens en tant que pays organisateurs, une seule place qualificative restera à disputer entre les trois autres équipes du groupe. Même si la Guinée-Bissau et la Tanzanie semblent prenables sur le papier pour les Barea, le principal obstacle reste sans aucun doute les Super Eagles du Nigeria. Même si la sélection nigériane de Victor Osimhen et d’Ademola Lookman ne fera pas partie des dix représentants africains à la prochaine Coupe du monde de la FIFA, la tâche s’annonce compliquée pour les Malgaches, notamment lors du déplacement à Abuja.
Le mental, principal atout
Malgré ces difficultés apparentes, l’espoir reste permis selon plusieurs spécialistes malgaches du football. Pour Serge Rasanda, journaliste sportif à L’Express de Madagascar et spécialiste du football, « le fait d’être dans le même groupe qu’un des pays organisateurs diminue fortement nos chances. Mais tout n’est pas perdu, on peut s’attendre à un exploit face aux Nigérians. » Il estime également que le groupe L ne peut pas forcément être considéré comme un véritable « groupe de la mort », malgré la présence du Nigeria et de la Tanzanie. Selon lui, d’autres groupes, comme les groupes C ou D, comptent davantage d’équipes solides sur le papier.
D’après Serge Rasanda, le principal atout des Barea reste le mental. « Si on entame les qualifications avec le même état d’esprit que les Barea CHAN lors de la dernière édition, on a une chance de battre n’importe quelle équipe », affirme-t-il. Cet aspect mental pourrait aussi dépendre du stade qui accueillera les matchs à domicile des Malgaches. Si le Stade Barea est homologué avant les rencontres face aux trois adversaires du groupe, les 40 000 supporters attendus pourraient jouer un rôle important dans le soutien et la motivation des joueurs. Pour toute la communauté du football malgache, une deuxième qualification à la CAN reste un rêve toujours possible.
Ravo Andriantsalama








