Malgré les critiques formulées ces derniers mois contre plusieurs réalisations du régime précédent, le président de la Refondation, Mickaël Randrianirina, a indiqué lors de son émission sur la TVM que les grands projets structurants lancés sous Andry Rajoelina ne seront pas abandonnés. Une position qui marque une volonté de privilégier la continuité de l’État plutôt que la rupture politique.
L’autoroute Antananarivo-Toamasina, les barrages hydroélectriques de Volobe et de Sahofika, ou encore plusieurs projets énergétiques figurent parmi les chantiers emblématiques du précédent régime. Leur avenir suscitait des interrogations depuis l’arrivée au pouvoir de la Refondation, certains observateurs s’attendant à une remise en cause de ces investissements souvent critiqués pour leur coût ou leur mode de financement.
Lors de son intervention télévisée, le président de la Refondation, Mickaël Randrianirina, a cependant choisi de rassurer. Il a affirmé que ces projets allaient être poursuivis, tout en annonçant un renforcement des mécanismes de contrôle et d’évaluation. Selon lui, l’intérêt national doit primer sur les considérations politiques.
La logique de l’État
Le cas de l’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina illustre cette approche. Alors que des audits sont actuellement menés sur le projet, les travaux ne seront pas interrompus. Le chef de l’État a notamment mis en avant les milliers d’emplois générés par ce chantier et les conséquences économiques qu’aurait un arrêt brutal des travaux. L’appellation autoroute a cependant été abandonnée pour faire place à une voie rapide.
Même logique concernant les projets hydroélectriques de Volobe et de Sahofika. Présentés comme des solutions durables à la crise énergétique qui affecte le pays depuis plusieurs années, ces barrages restent au cœur de la stratégie gouvernementale. Mickaël Randrianirina a réaffirmé sa volonté de les voir aboutir afin de renforcer la production nationale d’électricité et de réduire la dépendance aux solutions provisoires coûteuses.
À travers ces déclarations, la Refondation semble vouloir envoyer un message clair : si les méthodes de gestion peuvent être revues et les responsabilités éventuellement établies, les projets jugés utiles au développement du pays ne seront pas sacrifiés pour des raisons de rivalité politique. Une position qui traduit une certaine continuité de l’action publique, dans un contexte où de nombreux grands chantiers restent encore inachevés.
Ravo Andriantsalama








