Après quatre années de recherches, d’expérimentations et d’actions de sensibilisation, le projet Varuna a officiellement pris fin cette semaine. Mené dans plusieurs territoires de l’océan Indien, il a permis de rapprocher scientifiques, communautés locales et décideurs autour d’un objectif commun : mieux protéger la biodiversité. Mais au-delà de sa clôture administrative, ses initiateurs assurent que la dynamique se poursuivra.
Durant quatre ans, le projet Varuna a travaillé sur deux grands axes complémentaires. Le premier, baptisé « Varuna Living Forest », a abouti à la mise en place de trois laboratoires vivants territoriaux. Ces espaces de concertation et d’innovation ont été créés à Tampolo, dans le district de Fénérive-Est, à Ranomafana sous l’appellation « Atiala Miaina », ainsi que dans le parc national de Mohéli, aux Comores.
L’objectif est de réunir sur un même territoire les chercheurs, les communautés locales, les autorités décentralisées, les organisations de la société civile et les gestionnaires d’aires protégées afin d’identifier ensemble les défis environnementaux et d’expérimenter des solutions adaptées.
Selon les responsables du projet, une quinzaine d’innovations sociales et techniques ont ainsi été testées. Plus d’un millier de personnes participent aujourd’hui à ces expérimentations destinées à améliorer la gouvernance de la biodiversité.
La science à la portée du public
Le second volet du programme, intitulé « Varuna Science de la Durabilité », avait pour ambition de sortir les résultats de la recherche des cercles académiques pour les rendre accessibles au plus grand nombre.
Cette démarche s’est traduite par la production de nombreux films de vulgarisation scientifique diffusés gratuitement sur les plateformes numériques, mais aussi par la mise en place d’une exposition consacrée à la biodiversité en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris.
L’enjeu était de permettre aux citoyens, aux jeunes, mais également aux décideurs publics de mieux comprendre les connaissances scientifiques et de les intégrer dans les processus de développement.
Quatorze jeunes ambassadeurs, appelés « E-popers », ont été mobilisés dans ce cadre pour relayer les messages de sensibilisation auprès du grand public. Si le projet Varuna s’achève officiellement, les responsables assurent que ces initiatives continueront au-delà de son financement initial.
Pour les porteurs du programme, la préservation de la biodiversité passe avant tout par une meilleure circulation des connaissances. Un défi qui consiste à rendre les résultats de la recherche compréhensibles et utilisables par l’ensemble des acteurs du développement, des communautés locales jusqu’aux décideurs nationaux.
Ravo Andriantsalama








