Treize jeunes volontaires issus de la diaspora malgache s’apprêtent à rejoindre plusieurs régions du pays dans le cadre du programme Loharano II. Présentée vendredi dernier au Radisson Blu Ambodivona, cette cohorte 2026 ambitionne de contribuer au développement local tout en renouant avec ses racines. Un engagement à double sens entre transmission de compétences et découverte des réalités du terrain.
Ils viennent de France métropolitaine, de La Réunion, du Maroc ou encore d’Ouzbékistan. Certains sont nés à Madagascar avant de partir vivre à l’étranger, d’autres n’ont connu le pays qu’à travers les récits familiaux et les séjours occasionnels. Tous partagent pourtant une même volonté : mettre leurs compétences au service du développement tout en renforçant leur lien avec la Grande Île.
Réunis dans le cadre du programme Loharano II, les treize volontaires de la cohorte 2026 ont été officiellement présentés vendredi dernier au Radisson Blu Ambodivona. Dès cette semaine, ils seront déployés dans différentes régions du pays pour intervenir dans des domaines aussi variés que l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, l’assainissement, l’insertion sociale et professionnelle, la protection de l’environnement, la promotion de la culture ou encore la consolidation de la paix sociale.
Retrouver ses racines
Pour ces jeunes issus de la diaspora, l’expérience dépasse largement le cadre d’une mission de volontariat. « Pour beaucoup d’entre nous, ce retour à Madagascar représente une occasion unique de mieux connaître notre histoire, notre culture et les réalités du pays », explique Minosoa Jamesson, qui sera affecté à Diego-Suarez. Selon lui, cette immersion permettra également de renforcer un lien parfois fragilisé par les années passées loin du pays d’origine.
Mais le programme ne se limite pas à une quête identitaire. « Nous ne sommes pas venus uniquement pour recevoir. Nous avons un rôle à jouer », affirme le jeune volontaire. L’objectif affiché est de construire des passerelles entre la diaspora et les communautés locales à travers le partage d’expériences, de compétences et de savoir-faire.
Même son de cloche du côté d’Océanne, qui rejoindra Antalaha. Au nom des treize volontaires, elle rappelle que les parcours sont différents mais que l’ambition reste commune : contribuer au développement du pays sans se substituer aux acteurs déjà engagés sur le terrain. « Notre objectif est de travailler avec celles et ceux qui construisent déjà l’avenir de Madagascar au quotidien », souligne-t-elle.
Au-delà des actions sectorielles, Loharano II entend justement créer un espace d’échanges entre la diaspora et les communautés locales. Une manière de valoriser les compétences acquises à l’étranger tout en favorisant une meilleure compréhension des réalités malgaches. Un défi que les volontaires disent aborder avec enthousiasme, humilité et la conviction que cette expérience les transformera autant qu’elle profitera aux territoires qui les accueilleront.
Ravo Andriantsalama








