Face à la recrudescence des enlèvements d’enfants et des kidnappings ces derniers jours, plusieurs organisations de la société civile ont tenu une conférence de presse à Ambatonakanga, ce matin. Une occasion pour elles de tirer la sonnette d’alarme face à ces actes qui déstabilisent la société malgache.
C’en est trop. Face à la multiplication des enlèvements d’enfants et des kidnappings dans plusieurs régions du pays, notamment dans la capitale, plusieurs organisations de la société civile montent au front pour plaider en faveur de solutions plus pérennes plutôt que de mesures d’urgence qui, si elles sont utiles à court terme, ne sont pas conçues pour s’inscrire dans la durée.
Ces organisations appellent ainsi les autorités à assumer pleinement et rapidement leurs responsabilités, tout en invitant la population au calme. « Les discours sur la prise de responsabilité constituent déjà une première étape, mais cela ne suffit pas. Nous attendons des résultats concrets. L'une de nos propositions est l'élection des chefs fokontany, qui sont les plus proches de la population », explique Johary Carole Ramanamiseta, coordonnateur national de l'Observatoire national des droits humains (ONDH).
Transparence
« Il est important de mettre en place des communautés de base fondées sur l'engagement volontaire », poursuit Andriamoraniaina Harijaona, coordonnateur technique du mouvement ROHY. Selon lui, cette approche permettrait de renforcer la vigilance au niveau communautaire, tout en restaurant la confiance entre les citoyens et leurs chefs fokontany.
Par ailleurs, ces organisations de la société civile réclament davantage de transparence dans la communication sur l’avancement des enquêtes et des procédures, notamment à destination des familles et des proches des victimes. « On a souvent l'impression que lorsqu'une affaire concerne une haute personnalité, les résultats de l'enquête sont communiqués rapidement. En revanche, lorsqu'il s'agit de simples citoyens, les informations restent floues », déplore Ony Radert, secrétaire générale du CCOC.
Ravo Andriantsalama








