Les résultats du BEPC 2026 sont désormais connus à Antananarivo-ville. Avec un taux de réussite de 54,85 %, la capitale enregistre une nouvelle baisse par rapport aux deux années précédentes. Pour plusieurs responsables de l'éducation, cette tendance relance le débat sur le niveau des élèves et les limites du système éducatif actuel.
Les résultats sont tombés. Liesse, pleurs de joie ou de détresse, les candidats au Brevet d'études du premier cycle (BEPC) d'Antananarivo-ville sont passés par toutes les émotions hier soir, à la publication des résultats de l'examen. Le taux de réussite dans la circonscription scolaire d'Antananarivo-ville s'établit à 54,85 %. Un pourcentage en nette baisse par rapport aux résultats de l'année dernière, mais aussi à ceux de 2024.
Ces chiffres illustrent, au grand regret des professionnels de l'éducation de la capitale, les insuffisances du système éducatif en place depuis l'indépendance. Selon la directrice des examens et de la certification au sein du ministère de l'Éducation nationale, l'une des principales explications réside dans l'immersion de plus en plus importante des élèves dans les nouvelles technologies. Elle évoque également les relations amoureuses précoces. D'après cette responsable, le fait que certains jeunes s'engagent très tôt dans la vie sentimentale peut aussi expliquer la baisse des résultats des élèves de troisième dans la capitale.
Niveau
Cette situation semble confirmer les propos de Rabearivelo, chef du service de l'inspection et de l'encadrement pédagogique à la DREN Boeny. Il expliquait, il y a quelques semaines au micro de Studio Sifaka, que les tentatives de fuite des sujets et les cas de fraude lors des examens officiels traduisent une baisse généralisée du niveau des élèves.
Il va même plus loin en estimant que cette baisse de niveau touche d'abord le corps enseignant avant de se répercuter sur les élèves. Selon lui, il est nécessaire de s'interroger sur la pertinence du système éducatif actuel, notamment le calendrier et les programmes scolaires. La question est de savoir s'ils favorisent réellement le développement psychomoteur des élèves et s'ils répondent aux normes internationales en vigueur.
Ravo Andriantsalama
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