Quel est le système politique idéal pour un avenir plus radieux de Madagascar ? C’est autour de cette thématique que des jeunes issus des 24 régions du pays débattent actuellement en marge de la concertation nationale des jeunes au CCI Ivato. Faute de résolution précise, le débat reste houleux entre ces jeunes soucieux de l’avenir du pays.
Des débats houleux. C’est l’ambiance qui a régné dans la salle de réunion consacrée au volet politique et gouvernance au Centre de conférence internationale d’Ivato (CCI). La centaine de jeunes présents dans la salle peine à trouver un terrain d’entente sur la forme d’État qui devrait être instaurée après les deux années de refondation. Après quelques problèmes logistiques, c’est finalement le débat en lui-même qui a provoqué de vives discussions entre les jeunes issus des 24 régions.
État unitaire ou État fédéral ? La question soulève de vifs débats entre les jeunes. Contrairement aux autres salles qui accueillent les discussions sur les différents volets, celle dédiée à la politique et à la gouvernance s’est transformée, en quelques heures, en véritable hémicycle où des jeunes se muent en députés pour défendre leur vision de la forme d’État idéale afin de sortir le pays de l’extrême pauvreté.
L’épilogue
Si la plupart des jeunes venus des régions côtières plaident pour un État fédéral, d’autres voix, notamment issues des régions des Hautes Terres, défendent l’État unitaire. La confusion commence au moment où Felana Andria, membre de la GenZ, prend la parole. Pour elle, la solution ne réside pas dans un changement vers le fédéralisme, mais plutôt dans la transformation du système actuel vers une véritable décentralisation.
La jeune activiste n’a pas pu terminer son intervention que des voix se sont élevées dans la salle pour la contredire. Plusieurs minutes d’incompréhension s’installent alors. Les experts présents n’ont réussi à apaiser la situation qu’après de longues minutes de confusion. Une fois le calme revenu, de nouveaux dispositifs ont été mis en place. Les discussions se poursuivent d’abord entre les jeunes de chaque région. Ce n’est qu’ensuite que les rapporteurs présentent à l’assemblée générale les positions adoptées par chaque région. Comme attendu, l’ambiance est restée tendue dans la salle dédiée à la politique et à la gouvernance. Les jeunes, portés par leur enthousiasme et leur volonté de changer les choses, sont prêts à défendre leurs convictions pour l’avenir du pays.
Finalement, l’État unitaire l’emporte sur l’État fédéral avec 11 régions favorables au premier choix contre 10 au second. Deux autres régions ont choisi un État régional, tandis que la région Atsinanana a opté pour la neutralité.
Ravo Andriantsalama








