Nyh Maheritinah Fahendrena, Comité national d'organisation de la Concertation nationale des jeunes :
« Nous avons été présents dans 700 communes ainsi que dans les 119 districts répartis dans les 24 régions. Il convient également de rappeler que les 400 jeunes ayant participé à cette concertation sont tous des volontaires et n'ont perçu aucun salaire. »
Larissa, jeune venue du Fitovinany :
« Au sein du volet culturel, nous sommes pleinement satisfaits, car nous avons réellement été écoutés. Par exemple, il a été convenu d'intégrer les dialectes régionaux dans les programmes scolaires. »
Soloniaiko, jeune venu de l'Atsimo-Andrefana :
« Lors des concertations régionales, nous avons dû financer nous-mêmes une partie de la logistique. C'est pourquoi je suis surpris de constater que, malgré les importants moyens mobilisés, le ministère de la Jeunesse rencontre encore des difficultés sur le plan logistique pour cette concertation nationale. Malgré cela, nous restons motivés et déterminés à défendre nos idées. »
Antsa Fiderana, jeune venue d'Analamanga :
« Malgré quelques tensions et des problèmes logistiques, je remercie le ministère de la Jeunesse d'avoir mis à notre disposition des experts pour consolider nos idées. Sans leur accompagnement, il aurait été très difficile d'harmoniser les différentes propositions, même en plusieurs mois. »
Raozy, jeune venue de Sofia :
« Je suis ici pour porter les idées et les avis des jeunes de ma région. Nous avons choisi l'État fédéral comme système politique. Ce n'est pas mon opinion personnelle ; je ne suis que leur porte-parole. Selon les jeunes de chez nous, nous ne pouvons plus continuer avec un État unitaire qui, à leurs yeux, freine le développement de notre région depuis trop longtemps. »
Joella, jeune venue du Fitovinany :
« À l'issue de cette concertation, notre satisfaction est presque totale, car la plupart de nos propositions ont été retenues dans les différents volets de débat. Il a bien sûr fallu tenir compte des attentes des jeunes des autres régions, mais, dans l'ensemble, nous sommes satisfaits du résultat. »
Glidas, jeune venu de Diana :
« Certaines régions demandent explicitement le démantèlement de la CENI dans la gestion des élections. D'autres estiment qu'une simple restructuration de cette institution serait préférable. En tout cas, l'un des points clés de nos débats concerne le renforcement de l'autonomie des fokontany ainsi que leur intégration parmi les Collectivités territoriales décentralisées (CTD). »
Pr Laurent Musango, coordonnateur résident par intérim du système des Nations unies :
« Au nom du système des Nations unies, nous saluons cette initiative qui ouvre un espace inédit de participation populaire. Je tiens également à rendre hommage aux jeunes qui se sont mobilisés pour formuler ces résolutions. »
Hanitra Razafimanantsoa, ministre chargée de la Refondation :
« J'aimerais rappeler que le ministère dont j'ai la charge ne s'occupe pas seulement de la concertation nationale, mais de tout ce qui touche à la refondation du pays. C'est d'ailleurs la raison d'être de ce ministère. »
Alain Désiré Rasambany, ministre de la Jeunesse et des Sports :
« Le fait de donner la parole aux jeunes est une preuve de la volonté d'inclusion portée par la Refondation. Malgré quelques tensions durant les débats, je me réjouis de voir les jeunes venus des quatre coins du pays s'écouter, dialoguer et s'entraider. »
Colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation :
« Devant vous aujourd'hui, je m'engage à être le garant de vos résolutions jusqu'à la tenue de la concertation nationale proprement dite. Aucune d'entre elles ne sera négligée. Chacune sera examinée avec attention afin de parvenir aux yeux et aux oreilles des décideurs lors de cette concertation. »
Propos recueillis par l’équipe de Studio Sifaka








