Le président de la Refondation, le colonel Michael Randrianirina, entame aujourd’hui un nouveau périple diplomatique. La France, la Belgique et l’Union européenne figurent au programme de ce déplacement, avec en toile de fond le sommet international de l’espace, les grands projets économiques et les prochaines échéances électorales à Madagascar.
C’est acté. Le président de la Refondation, le colonel Michael Randrianirina, prend la direction de la France ce matin, à la tête d’une délégation malgache. La Grande Île figure parmi les 120 pays conviés au sommet international de l’espace. Une rencontre avec son homologue français, Emmanuel Macron, est également prévue demain pour évoquer la coopération entre les deux pays. Le chef de l’État poursuivra ensuite son déplacement en Belgique. Il doit y rencontrer plusieurs dirigeants belges, mais également le vice-président de l’Union européenne.
Début octobre, Michael Randrianirina devrait aussi assister au sommet Russie-Afrique, en Russie. Le locataire d’Iavoloha pourrait ainsi effectuer le trajet inverse de son précédent long périple. Il y a quelques mois, le président de la Refondation avait commencé son déplacement par la Russie avant de rejoindre la France. Cette fois-ci, l’Hexagone est prioritaire, notamment en raison de l’invitation au sommet international de l’espace.
L’espace, l’énergie et les élections au menu
Avant son départ, l’ancien chef du CAPSAT affiche son optimisme quant aux retombées de sommet. « On a de l’espoir pour le développement de notre pays. On nous a invités et nous répondons présents. On peut aussi espérer opérer sur ce terrain, l’espace, dans le futur », explique-t-il. Michael Randrianirina souligne également que Madagascar dispose de plusieurs intellectuels et experts dans ce domaine. Des partenariats commencent par ailleurs à se développer autour de cette thématique. « Je pense donc que ce sommet sera bénéfique pour le pays », estime-t-il.
Les rencontres prévues avec les responsables français, belges et européens ne se limiteront toutefois pas à la question spatiale. Plusieurs dossiers doivent être abordés. En premier lieu, les projets énergétiques et les grands travaux publics, notamment le projet Volobe. En second lieu, les prochaines échéances électorales prévues à Madagascar devraient également figurer parmi les sujets de discussion, selon Michael Randrianirina.
Après une période de relations plutôt « froides » entre Madagascar et la France, la diplomatie entre les deux pays semble ainsi reprendre de la vigueur. Ces dernières années, la Grande Île s’était davantage tournée vers l’Orient pour certaines de ses coopérations, notamment dans le domaine militaire.
Ce rapprochement avec l’Europe intervient-il dans le sillage de la récente venue à Antananarivo d’un député de la majorité présidentielle française ? Difficile de l’affirmer. Une chose est toutefois certaine : le déplacement de Michael Randrianirina en Europe constitue un signal fort de la diplomatie tous azimuts que la Refondation entend désormais mettre en place.
Ravo Andriantsalama








