À deux semaines du premier anniversaire du mouvement du 25 septembre 2025, la manière de marquer cette date continue de diviser. Entre « commémoration », « hommage » et « célébration », les représentants de la Gen-Z et les dirigeants peinent encore à s’accorder sur le sens à donner à cette journée qui avait vu des jeunes descendre dans la rue pour dénoncer les coupures d’eau et d’électricité.
Le désaccord dépasse la simple question de vocabulaire. Pour les représentants du mouvement, le 25 septembre doit avant tout rester un rappel des revendications portées par les jeunes et la population. Des revendications qu’ils estiment toujours sans réponse. L’État, de son côté, prévoit une série d’activités, notamment des défilés et des animations programmés du 18 septembre au 14 octobre.
Pour Miharisoa, responsable de la communication du mouvement Gen-Z, cette initiative risque de détourner le sens originel de la mobilisation. « Ce qu’on voit ici, c’est une manière indirecte de faire taire les jeunes et la population qui ont revendiqué un changement. En regardant de plus près, le pouvoir semble vouloir faire croire que les jeunes mobilisés l’an dernier soutiennent aujourd’hui ses projets de réforme », estime-t-elle.
Des avis partagés
La position n’est toutefois pas unanime parmi les jeunes mobilisés. Danny se montre, lui, favorable à l’organisation d’un défilé pour marquer cette date. « Ce sera en quelque sorte un carnaval, au départ d’Antanimbarinandriana jusqu’au 13-Mai, avec plusieurs animations au programme. D’autres activités sont également prévues à Ankatso et à Vontovorona, à d’autres dates », explique-t-il.
Les discussions se poursuivent pour tenter de rapprocher les positions. Hier, les représentants des différentes parties se sont retrouvés au stade Barea Mahamasina avant de poursuivre les échanges aujourd’hui. Plusieurs commissions ont également été constituées pour travailler sur les différentes propositions.
À deux semaines du 25 septembre, le principal enjeu reste donc de trouver une formule qui puisse satisfaire les différentes sensibilités. Entre la volonté de préserver la mémoire d’un mouvement de contestation et celle d’organiser des activités pour marquer la date, le compromis reste à construire. Néanmoins, les discussions se poursuivent aujourd’hui afin de trouver un compromis crucial ne serait ce que pour ceux qui ont payés de leurs vies leur quête de changement et de développement dont des jeunes en majorité.
Ravo Andriantsalama








