L’Economic development board Madagascar (EDBM) renforce son dispositif d’accompagnement et de prévention des litiges liés aux investissements. Le Comité d’investissement et de prévention des litiges (CIPL), prévu dans le décret portant organisation de l’EDBM, a tenu sa première réunion ce matin à Antaninarenina. Une première saisine portant sur un investissement industriel y a été examinée.
Le nouveau comité veut jouer un rôle central dans le traitement des investissements stratégiques à Madagascar. Sa première réunion s’est tenue ce vendredi à son siège à Antaninarenina, sous l’égide de son conseil d’administration et de sept ministères.
Selon le président du Conseil d’administration de l’EDBM, Tsimbazafy Yvon Randriamialison, le CIPL intervient notamment pour les investissements considérés comme stratégiques, soit ceux dépassant 20 millions de dollars. « Le CIPL a principalement trois missions », explique-t-il. Il doit conseiller et faciliter les investissements stratégiques, contribuer à résoudre les éventuels problèmes liés à l’installation des investisseurs et réunir les différentes parties prenantes autour des projets.
Le comité regroupe notamment les différents ministères concernés ainsi que le Conseil d’administration de l’EDBM. Bien que prévu depuis l’adoption du décret portant organisation de l’EDBM, le dispositif n’était pas encore pleinement opérationnel. « C’est seulement maintenant qu’il est réellement appliqué et opérationnel », précise le PCA. Plusieurs saisines auraient déjà été enregistrées.
Examiné
La réunion de ce 2 octobre a porté sur un projet d’investissement dans le secteur industriel. Il s’agit de la première saisine examinée par le CIPL. Le nom de l’investisseur et les détails du projet n’ont toutefois pas été communiqués.
Pour la directrice générale de l’EDBM, Josielle Rafidy, l’enjeu est d’examiner chaque projet dans ses différentes dimensions avant sa mise en œuvre. « L’objectif est d’étudier le dossier dans les détails afin de parvenir à ce que l’on appelle un investissement gagnant-gagnant, aussi bien pour l’État que pour les investisseurs », souligne-t-elle.
Les retombées économiques, les recettes de l’État, les éventuels régimes spécifiques accordés à l’investisseur ainsi que les impacts environnementaux doivent être pris en compte. L’EDBM entend également tirer les leçons des expériences passées. « Nous avons déjà connu plusieurs expériences et nous ne devons plus reproduire les problèmes rencontrés avec certains grands investissements », affirme Josielle Rafidy.
Cette nouvelle dynamique intervient alors que l’EDBM constate une reprise de la création d’investissement depuis environ un an et une augmentation du nombre de projets d’investissement à Madagascar. Cette évolution est liée, selon ces responsables, à la position stratégique du pays dans l’océan Indien et au contexte géopolitique actuel.
Le dispositif ne devrait par ailleurs pas être réservé aux investisseurs étrangers. « Nous ne faisons pas de distinction entre les investisseurs », précise le PCA de l’EDBM. Les investisseurs nationaux remplissant les critères pourront prochainement également bénéficier de l’accompagnement et de l’examen du CIPL.
Ravo Andriantsalama








