La GNBC chez les dames et la COSPN chez les hommes restent les références du basketball malgache. Mais derrière ces deux habitués des titres, la dernière édition du championnat national N1A a révélé de nouveaux prétendants. La RBC de Mahajanga et la JEA Vakinankaratra ont notamment réussi à atteindre les dernières étapes de la compétition, signe d’une concurrence qui commence à s’élargir.
Pour la première fois en trois ans, la COSPN, le club omnisport de la police nationale et la GNBC, la gendarmerie nationale basket club ne se sont pas retrouvées en finale masculine. La MB2ALL, habituée aux phases finales, s’est également arrêtée en demi-finale. Chez les dames, la GNBC a en revanche confirmé sa domination en remportant une nouvelle fois le championnat.
Cette édition a surtout permis à plusieurs équipes de mesurer leur capacité à rivaliser avec les formations les plus expérimentées. La RBC, ou Rapha Basket Club de Mahajanga, a atteint pour la première fois la phase finale de la N1A, le championnat national première division avant de s’incliner face à la COSPN. La JEA Vakinankaratra a connu un parcours similaire chez les dames, avec une finale perdue contre la GNBC.
Pour les nouveaux venus, ces défaites constituent surtout une expérience à capitaliser. Le président de la RBC, Andriamampionona Fanomezantsoa Patrick, estime que l’écart se situe notamment dans la maîtrise des grands rendez-vous.
« C’était notre première phase finale en N1A. L’expérience et la mentalité sont complètement différentes de celles de la COSPN. La COSPN a plusieurs années d’expérience. À chaque championnat, il est rare de ne pas la voir atteindre la phase finale. Mais le RBC, avec tous les efforts fournis durant la saison, a réussi à atteindre ce niveau », explique-t-il.
Jeunes comme moteur
Cette progression ne doit rien au hasard. Elle s’appuie notamment sur le travail réalisé dans les catégories de jeunes, de l’U12 à l’U20. Pascal Rasaony, responsable de la communication de la Fédération malgache de basketball, cite le RBC comme un exemple de cette politique de formation.
« Le RBC est vraiment un jeune club. Ce sont les joueurs qui ont été formés dans les catégories U12, U14, et qui arrivent maintenant au niveau U20. Le club a vraiment fourni beaucoup d’efforts », souligne-t-il.
Mahajanga a d’ailleurs marqué cette édition avec quatre clubs qualifiés pour la N1A. Une performance qui témoigne du potentiel de la région et de l’élargissement du vivier du basketball malgache.
Pour autant, la progression de ces clubs reste confrontée à un problème récurrent : les moyens. Le manque de financements, d’équipements et surtout d’infrastructures adaptées limite les possibilités d’entraînement et de compétition. Dans certains cas, ces difficultés peuvent même pousser des équipes à se retirer des championnats.
L’émergence de ces nouveaux clubs montre donc que la hiérarchie du basketball malgache commence à évoluer. Reste à leur donner les moyens de transformer cette première expérience en présence durable au plus haut niveau.
Ravo Andriantsalama








