L’arrivée de la saison des pluies s’accompagne d’une augmentation des déchets dans la capitale, notamment dans les marchés. La Société municipale d’assainissement (SMA) prévoit de renforcer ses moyens de collecte pour limiter l’accumulation des ordures. Le respect des horaires de dépôt par les habitants reste toutefois un défi majeur.
La saison des fruits augmente le volume des déchets organiques dans les marchés d’Antananarivo. Face à cette situation, la SMA prévoit de mobiliser davantage de camions et d’intensifier les rotations pour éviter la saturation des points de collecte. « Nous devons nécessairement augmenter le nombre de camions en service et renforcer la collecte dans les endroits où les déchets s’accumulent le plus, notamment les marchés », explique Ramboavitanjanahary Hanitrarison, chef du service Assainissement, collecte et transport des déchets solides au sein de la SMA.
Cette hausse saisonnière vient s’ajouter à une production quotidienne importante. Selon les estimations du projet GESDA, mis en œuvre avec l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), chaque habitant d’Antananarivo produit environ 500 grammes de déchets par jour. Une quantité qui met à l’épreuve les capacités de collecte dans la capitale.
Discipline
Actuellement, la SMA assure la collecte dans environ 69 % des points de dépôt. Le respect des horaires de sortie des déchets, fixés entre 16 heures et 20 heures, constitue ainsi un enjeu majeur. Les dépôts effectués en dehors de cette plage horaire favorisent le débordement des bacs et compliquent le travail des équipes.
« Il arrive qu’un point de collecte soit vidé et qu’une heure plus tard, il soit de nouveau rempli. Tant que les habitants ne respectent pas les horaires de dépôt, les camions doivent fonctionner 24 heures sur 24 », souligne Ramboavitanjanahary Hanitrarison.
Le projet GESDA entend également dépasser la simple évacuation des ordures en misant sur leur valorisation. Le tri à la source doit permettre de séparer les déchets organiques, utilisables pour produire du compost, des matières plastiques destinées au recyclage. Des quartiers pilotes, notamment Ambohitrakely et Ampefiloha, sont concernés par ces initiatives.
À l’approche de la saison des pluies, le renforcement des moyens de collecte ne suffira donc pas à lui seul. La réduction de l’accumulation des déchets dans la capitale dépendra également du respect des consignes par les habitants et du développement des pratiques de tri et de recyclage.
Ravo Andriantsalama








