COVID-19 : Tous ensemble face au virus

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Le taux de scolarisation à Madagascar risque de baisser après la covid-19.

L’éducation après la covid-19

Le 20 mars 2020, trois premiers cas d’infection au coronavirus à Madagascar sont dévoilés au grand public. Les écoles et universités figurent parmi les premiers à fermer leurs portes. Quatre longs mois d’interruption s’en suivent. Comment se passera la reprise ?

 

Dimanche dernier, les dates des examens officiels ont été annoncées. Le BAC, d’habitude en juillet, est prévu en octobre, le BEPC et le CEPE au mois de septembre au lieu de juin. Ce décalage fera déplacer la prochaine rentrée scolaire.

 

Un nouveau calendrier scolaire

Le temps que les résultats sortent et que les parents préparent les frais de scolarité, nous serons déjà en décembre. La prochaine rentrée devrait donc avoir lieu en janvier 2021. Entre temps, les élèves des classes intermédiaires pourront rattraper leur retard sur le programme de l’année précédente. Ce changement n’est pas définitif. Le calendrier devra encore muter au cours des ans pour concorder avec les réalités du pays (économie, période cyclonique, etc.). Ainsi, nous nous acheminerons « forcément » vers l’adoption du calendrier scolaire proposé dans le Plan Sectoriel de l’Education qui avait prévu la rentrée scolaire au mois de mars.

 

Déscolarisation en hausse

« C’est inévitable que plusieurs élèves quittent les bancs de l’école l’année prochaine. La crise économique post-covid s’annonce sévère. Plusieurs parents préfèreront faire travailler leurs enfants plutôt que de les envoyer à l’école », explique Tsiory, une activiste dans le domaine de la scolarisation. D’ailleurs, plusieurs écoles privées ne survivront pas à cette crise et cela va davantage creuser l’écart entre les niveaux des élèves.

 

L’enseignement supérieur chamboulé

Durant cette crise, cela a été du « chacun pour soi » pour les universités. Certaines ont eu les moyens d’instaurer une forme de télé-enseignement. Plusieurs, par contre, risquent l’année blanche. A Ankatso, le confinement a interrompu l’inscription. Ce qui fait que les bacheliers de 2019 n’ont pas pu commencer et risquent de se faire rattraper par les bacheliers de 2020. Cela impliquerait que les universités devront accueillir deux fois plus de nouveaux étudiants, une capacité que nos infrastructures n’ont pas. Donc, on imagine la mise en place effective de formations en ligne, ce qui écarterait les jeunes qui ont des difficultés à accéder à internet.

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