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Vue aérienne de l'usine d'Ambatovy à Toamasina.

Covid-19 : L’absence d’Ambatovy se fait sentir

Cela fait trois mois que le projet Ambatovy a suspendu ses activités, urgence sanitaire oblige. Les localités concernées par le projet poursuivent leurs vies respectives sans Ambatovy et les impacts se font ressentir.

Comme pour de nombreuses entreprises contraintes de s’arrêter, le drame concerne en premier les employés directs du projet. D’après une source proche du dossier, les employés d’Ambatovy concernés par le chômage technique ont reçu la totalité de leur paie pour la dernière fois en mai. « Il a été convenu que l’entreprise paie une indemnité à hauteur de 75% du salaire en juin et 50% à partir de juillet jusqu’à la reprise », selon cette source. 

Ralentissement des activités économiques

Selon les chiffres du projet, Ambatovy c’est 9.000 emplois directs répartis sur le site d’extraction à Moramanga et l’usine de Toamasina. Ambatovy, c’est aussi 252.8 millions de dollars auprès d’entreprises locales pour la seule année 2018.

Sur le terrain, l’arrêt d’Ambatovy se traduit par un ralentissement des activités économiques au niveau local. « Le commerce n’est plus fluide comme avant », souligne une habitante de Moramanga qui note un changement palpable depuis l’arrêt des activités. Cette directrice d’école de faire savoir que le cas des boucheries de la ville en est une parfaite illustration. « D’ordinaire, on a du mal à trouver de la viande dès les premières heures de l’après-midi. Ce n’est plus le cas actuellement », indique-t-elle.

Même constat pour Toamasina. « C’est normal. Ambatovy a, à son service, beaucoup de personnes dans la ville que ce soit les employés directs ou les petites entreprises prestataires du projet », indique le gouverneur de la région Atsinanana, Richard Rafidison. « Si on ne voit pas encore l’impact à cause du confinement, on peut déjà le présager. Ambatovy tient une grande place dans l’économie réelle de la ville ne serait-ce que pour les dépenses des employés ». Il est à noter que les deux tiers des emplois créés par le projet se trouvent à Toamasina.

Pour l’heure aucune date de reprise n’a été communiquée.