COVID-19 : Tous ensemble face au virus

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Une pénurie de produits contraceptifs est constatée dans le monde depuis le mois de février 2020.

Santé sexuelle des femmes : Accès aux services difficile, actuellement

La crise sanitaire a des répercussions sur la santé sexuelle des femmes et des jeunes filles. Leur accès aux services sanitaires est perturbé. Pour cette raison, le réseau des sociétés civiles travaillant dans le domaine de la Santé et des Droits Sexuels et Reproductifs à Madagascar tire la sonnette d’alarme à travers une lettre ouverte.   

Ce réseau veut conscientiser chaque entité quant au respect des droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive. « Nous voulons alerter les autorités pour qu’ils prennent les mesures nécessaires. Nous voulons aussi faire savoir à la population qu’il est important de veiller à la santé sexuelle et reproductive. Ensuite, nous incitons les médecins et les différents prestataires de services à continuer de travailler, même en temps de crise », explique Andie Rakotovao, responsable en communication et des réseaux sociaux de SDSR Madagascar. Selon cette responsable, si l’on ne prend pas les mesures à temps, la prolifération des grossesses non désirées et précoces pourraient favoriser les avortements non sécurisés alors que cela constitue une des causes de la mortalité des femmes à Madagascar.

Informer et prévenir

Le rapport de l’UNFPA ou Fonds des Nations-Unies pour la population, sorti au mois d'avril 2020, parle aussi de 7 millions de grossesses non désirées à prévoir, si la situation persiste. Le nombre de femmes confrontées à des abus sexuels se multiplie alors que le confinement qui perdure ne leur permet pas d’accéder normalement aux soins et services de santé sexuelle. L’approvisionnement en fournitures telles que les contraceptifs et les médicaments n’est plus respecté. Les services sanitaires se concentrent uniquement sur la covid-19, limitant ainsi les accès aux soins pour d’autres maladies. Les femmes hésitent aussi à approcher les centres de santé de peur d’être contaminées par le virus.

La perturbation de la vie sociale pourrait avoir des répercussions sur la vie économique. On doit ainsi renforcer les actions de communication pour encourager la population à continuer d’approcher les services de santé, surtout en ce qui concerne les consultations prénatales ou postnatales. Actuellement, les prestataires dans ce secteur offrent des services en ligne à travers des appels téléphoniques, gratuits ou payants, suivant le type de consultation. Pour l’Etat, c’est la Direction de la santé familiale qui en est chargée, mais la personne qui aurait dû apporter des explications à ce sujet n’est pas joignable depuis quelques temps.