Depuis deux décennies, Julia Rakotomalala consacre sa vie au Qi Gong, une pratique millénaire chinoise qui associe respiration, concentration et mouvements lents. Dans un monde où le stress s’impose comme un mal quotidien, elle propose une voie de retour à l’équilibre, entre le corps et l’esprit.
« Qi signifie énergie, Gong veut dire travail. Le Qi Gong, c’est apprendre à jouer avec l’énergie vitale, car tout dans l’univers n’est qu’énergie », explique Julia Rakotomalala. Inspirée par la philosophie orientale du « yin et du yang », elle rappelle que la santé repose sur l’harmonie entre ces deux forces complémentaires. Dès qu’un déséquilibre apparaît, les maladies se manifestent.
Le Qi Gong, souvent comparé au yoga, intègre lui aussi une dimension méditative. Mais contrairement au yoga, qui met l’accent sur le spirituel, le Qi Gong privilégie d’abord le lien entre le corps et l’esprit. Les postures lentes, les exercices de respiration et de concentration permettent d’apaiser les tensions et de rétablir la circulation énergétique. « Certains l’appellent le yoga chinois, mais ce sont deux disciplines distinctes, chacune avec sa philosophie », précise Julia.
Blocages       Â
À Madagascar, elle pratique au sein d’une association de médecine complémentaire, qui regroupe six praticiens aux techniques variées : réflexothérapie, aromathérapie, digitoponcture ou encore massages japonais. Leur point commun : proposer des approches venues d’ailleurs, en complément de la médecine conventionnelle et de la médecine traditionnelle malagasy.
La clientèle de Julia reflète les maux de notre époque : stress, fatigue psychique, blocages émotionnels. « Les personnes ouvertes et réceptives aux exercices progressent vite, tandis que d’autres ont plus de mal, car elles portent de lourds blocages », constate-t-elle. Mais pour elle, une chose reste certaine : avec patience et régularité, le Qi Gong ouvre un chemin vers l’harmonie intérieure, en réunissant le corps, l’esprit et, à terme, la dimension spirituelle de l’être humain.
Ravo Andriantsalama