Des publications relayées sur les réseaux sociaux soutiennent que la petite Stecy, âgée de 3 ans et décédée à Antananarivo, ne serait pas morte du Mpox. Pourtant, le ministère de la Santé publique avait annoncé qu’elle constituait le premier décès lié à cette maladie dans le pays.
Après vérification des informations auprès des autorités sanitaires, il est confirmé que la fillette était bien porteuse du virus Mpox.
Selon les explications du Pr Mamy Randria, chef du Centre opérationnel d’urgence de santé publique (COUSP), le résultat du test n’a été connu qu’après la sortie de l’hôpital par la famille, qui avait déjà récupéré le corps de l’enfant.
La fillette est décédée à l’Hôpital militaire de Soavinandriana, à Antananarivo, le dimanche 1er mars 2026.
Avant son admission dans cet établissement, elle avait été placée au centre d’isolement pour les cas suspects ou confirmés de Mpox à Andohatapenaka. D’après les responsables sanitaires, son état de santé s’y était aggravé : l’enfant souffrait d’une importante déshydratation et n’était plus capable d’avaler ni nourriture ni eau.
Face à cette détérioration, la famille a décidé de la transférer à l’Hôpital militaire, malgré l’avis défavorable des médecins du centre d’Andohatapenaka.
À son arrivée à Soavinandriana, son état était déjà critique. Des prélèvements avaient été effectués avant son décès pour confirmer ou infirmer une infection au Mpox. Toutefois, les résultats n’étaient pas encore disponibles au moment de sa mort. Ce n’est qu’après le départ de la famille de l’hôpital que les analyses ont confirmé qu’elle était bien porteuse du virus.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes ont mis en doute la version officielle, affirmant que la photographie de la fillette diffusée par sa famille ne montrait aucune lésion cutanée visible, symptôme pourtant fréquemment associé au Mpox. Afin de vérifier ces allégations, notre rédaction a contacté le chef du Centre opérationnel d’urgence de santé publique. Celui-ci a transmis un extrait du rapport médical établi par l’Hôpital militaire de Soavinandriana. Ce document comporte notamment une image montrant l’enfant présentant une quinzaine de lésions cutanées caractéristiques d’une infection au virus Mpox, localisées au niveau de l’abdomen — une zone qui n’apparaissait pas sur les clichés publiés par la famille.
Verdict : Il est exact que la mention du Mpox ne figurait pas dans le certificat de décès au moment de sa délivrance, puisque les résultats du test n’étaient pas encore disponibles. La rumeur affirmant qu’elle n’était pas atteinte du Mpox est donc trompeuse : les analyses médicales ont confirmé l’infection, même si cette confirmation est intervenue après son décès.
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