Depuis plusieurs jours, des publications circulent sur les réseaux sociaux à propos d’une carrière d’or à Ilakaka qui attirerait des milliers de personnes. Selon ces publications, 7000 personnes seraient actuellement sur place. Il est également affirmé qu’un « Dina » aurait été mis en place pour assurer la sécurité des lieux.
Partiellement vrai. Il est exact que des milliers de personnes se sont rendues aux alentours d’Ilakaka pour exploiter des carrières d’or récemment mises au jour. Il est aussi vrai qu’au début, environ 7000 personnes s’y trouvaient. Cependant, ce nombre aurait déjà diminué en raison de la difficulté à trouver ce métal précieux, selon nos sources sur place.
Par ailleurs, contrairement à ce qui est affirmé dans les publications, il n’existe pas un seul site, mais deux. L’un se trouve aux alentours de la commune rurale de Ranohira et l’autre près d’Ilakakabe. Ces deux sites ont été découverts depuis un certain temps déjà , et non pas il y a seulement quelques jours comme le prétendent les publications.
Selon les informations fournies par le maire de la commune rurale de Ranohira, Alexandre Rakotomamonjy, la sécurité des sites, notamment celui situé dans sa circonscription, est actuellement assurée par la gendarmerie nationale. Il n’est donc pas question de « Dina ». Il explique que la sécurité des sites est aujourd’hui assurée par la gendarmerie. Au début, un périmètre d’encadrement avait été mis en place. Mais la situation a dégénéré et ils ont dû assurer eux-mêmes la sécurité pendant un moment, ce qui s’est révélé plus compliqué.
Verdict : Partiellement vrai. Il est exact que des carrières d’or sont actuellement exploitées par la population à Ranohira et à Ilakakabe. En revanche, il ne devrait plus y avoir autant de personnes (7000) sur place, car plusieurs ont abandonné après quelques jours face aux difficultés de l’exploitation. Par ailleurs, la sécurité des sites est aujourd’hui assurée par la gendarmerie, et non par un « Dina », comme l’affirment certaines publications








