Depuis le 15 mars, des publications circulant sur les réseaux sociaux affirment que les Seychelles ont supprimé l’obligation de visa pour tous les visiteurs africains. Selon ces messages, les ressortissants africains n’auraient plus besoin de visa pour un séjour de moins de trois mois.
Cette affirmation est partiellement vraie.
Il est exact que certains visiteurs souhaitant séjourner aux Seychelles pour une durée ne dépassant pas 90 jours n’ont pas besoin de demander un visa au préalable. À leur arrivée, ils peuvent obtenir un “visitor’s permit” à condition de présenter trois éléments : un passeport valide, un billet de retour et une preuve d’hébergement.
Cependant, cette mesure n’est pas nouvelle, contrairement à ce que laissent entendre les publications récentes.
Par ailleurs, cette facilité d’entrée ne concerne pas tous les pays africains. Elle s’applique uniquement aux ressortissants d’environ 150 pays autorisés par les autorités seychelloises.
En pratique, les Seychelles distinguent trois catégories de visiteurs :
Certains pays, environ une centaine, sont totalement exemptés de visa pour un séjour de moins de 90 jours. Ces pays sont majoritairement situés en Europe et en Asie, avec quelques exceptions en Afrique et en Amérique, comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Gambie ou le Ghana.
D’autres pays, dont Madagascar, le Congo, l’Éthiopie ou le Malawi, ne nécessitent pas de demande préalable : l’autorisation de séjour est délivrée à l’arrivée, sous réserve de remplir les conditions requises.
Enfin, certains pays doivent obligatoirement faire une demande de visa avant le départ. C’est le cas notamment des États-Unis, du Canada, du Mexique, du Soudan, du Mali, du Tchad, de l’Afghanistan ou encore de l’Australie.
Dans tous les cas, ces dispositions concernent uniquement les séjours de courte durée, n’excédant pas 90 jours.
Verdict : Partiellement vraie. L’information selon laquelle les Seychelles ont supprimé le visa pour les Africains est inexacte dans sa généralisation. Si de nombreux pays africains bénéficient d’un accès sans visa ou avec autorisation à l’arrivée, tous ne sont pas concernés, et cette mesure n’est pas récente.








