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Saisie de téléphones à Behoririka : implication de l’État et de l’ARTEC ? Ce que l’on sait vraiment.

Des publications largement relayées sur Facebook ont enflammé les réseaux sociaux dans l’après-midi du 30 avril. Pour cause : une intervention de militaires envoyés par l’État et l’ARTEC,  pour saisir de force des téléphones dans plusieurs magasins à Behoririka.

Que s’est-il réellement passé ?

Après vérification, ces affirmations sont fausses.

D’après les informations que nous avons recueillies auprès du parquet, une perquisition a bien eu lieu dans certains magasins revendeurs de téléphones à Behoririka et Tsiazotafo. Mais contrairement à ce qui circule en ligne, l’opération s’est déroulée dans un cadre légal, avec un mandat de perquisition dûment délivré.

Autre point clé : l’Autorité de Régulation des Technologies de Communication (ARTEC) a rapidement réagi. Dans un communiqué, l’autorité dément toute implication dans cette opération. Elle affirme n’avoir envoyé aucun agent sur place.

Alors, qui est à l’origine des saisies ?

Selon nos sources, l’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par la maison mère de Xiaomi, qui a envoyé depuis Hong Kong des experts pour vérifier l’authenticité des téléphones vendus à Behoririka. D’après les dernières informations, presque tous les téléphones saisis seraient des contrefaçons, mais ceux qui ne le sont pas seront restitués aux vendeurs.

Suite à cette plainte, un mandat de perquisition a été émis. Des policiers en tenue civile ont alors procédé aux saisies dans le cadre d’une enquête en cours.

Dans un climat déjà tendu, certains magasins ont appelé à une mobilisation populaire, contribuant à amplifier la confusion autour de l’événement.

Verdict :  Faux. Une perquisition a eu lieu à Behoririka dans l’après-midi du 30 avril, et des téléphones ont été saisis. Mais l’opération n’a pas été menée par des militaires envoyés par l’État, ni par l’ARTEC. Les saisies ont été effectuées par des policiers en civil, sur la base d’un mandat de perquisition délivré à la suite d’une plainte déposée par la maison mère de Xiaomi.

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