Une publication virale sur les réseaux sociaux affirme que la CUA procédera à l’arrestation des marchands de rue qui continueront à installer leurs marchandises après les 15 jours de sommation accordés par la commune.
Après vérification, cette information est fausse.
Contactée par notre rédaction, Bao Razafimahefa, secrétaire générale de la CUA, dément toute mesure d’arrestation visant les commerçants concernés. Elle confirme toutefois que des sanctions seront appliquées contre ceux qui refuseront de rejoindre les espaces prévus par la commune.
La CUA a accordé un délai de 15 jours aux commerçants concernés afin qu’ils rejoignent les espaces aménagés pour les accueillir. Les opérations concernent l’ensemble des marchands de rue de la capitale, même si les secteurs d’Isotry et de Petite Vitesse servent actuellement de zones pilotes. Le délai prendra fin le 26 mai prochain.
L’occupation illégale de la voie publique est encadrée par le Code municipal d’hygiène (CMH). En cas d’infraction prolongée, la commune peut infliger des amendes pouvant atteindre 300 000 ariary et procéder à la saisie des marchandises et des étals installés sur la chaussée.
La municipalité affirme également avoir déjà recensé les commerçants concernés. Des travaux de réhabilitation seraient en cours dans les sites destinés à les accueillir avant l’expiration du délai annoncé.
Verdict : Faux.
À ce stade, la CUA n’a annoncé aucune arrestation ni peine de prison contre les marchands de rue. Les sanctions prévues restent administratives : amendes, saisies et évacuation des installations illégales.








