Une publication relayée sur les réseaux sociaux affirme que 95 % des entreprises à Madagascar sont informelles et ne paient pas d’impôts.
Après vérification, cette information est vraie.
Les statistiques confirment que 94,4 % des travailleurs malagasy exercent dans le secteur informel, selon les données de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) au début de l’année 2026 sur Madagascar.
Un emploi est qualifié d’informel lorsque la relation de travail n’est pas soumise à la législation nationale, au Code du travail ou à la protection sociale. Trois critères majeurs permettent d’identifier un emploi informel : l’absence de contrat de travail, l’absence de protection sociale ainsi que l’absence de droits du travail garantis.
Toutefois, seuls 11 % des travailleurs occupent un emploi salarié formel, selon les données de l’Évaluation des impacts d’un emploi formel (IETP), tandis que près de 80 % des jeunes n’accèdent qu’à des emplois précaires.
Le pays compte environ 3 millions d’entités informelles, soit près de sept fois plus que les entreprises officiellement enregistrées. Ce phénomène engendre un manque à gagner fiscal considérable pour l’État, estimé à environ 5 % du PIB.
Verdict : Vrai. Près de 94,4 % des travailleurs malagasy exercent dans le secteur informel. Ils travaillent souvent sans contrat, sans protection sociale et sans garanties liées au droit du travail. Cette forte informalité représente un manque à gagner considérable pour l’État, estimé à près de 5 % du PIB.








