Des publications largement relayées sur les réseaux sociaux affirment que l’immunité parlementaire du député Antoine Rajerison a été levée afin de permettre l’ouverture de poursuites judiciaires à son encontre pour une implication présumée dans le financement de déstabilisation du pays.
Après vérification, cette information est non vérifiée.
Le 4 juin dernier, la garde des Sceaux a confirmé avoir officiellement saisi le président de l’Assemblée nationale afin de demander la levée de l’immunité parlementaire du député Antoine Rajerison. Ce dernier est visé par une procédure judiciaire pour une implication présumée dans le financement d’une déstabilisation du pays.
Contacté dans le cadre de cette vérification, le député concerné a affirmé que son immunité parlementaire avait bien été levée à la suite de cette demande. Il soutient toutefois que l’Assemblée nationale serait revenue sur sa décision face aux réactions de l’opinion publique sur les réseaux sociaux et à la pression exercée autour de cette affaire.
Cette version est cependant contestée par la rapporteure générale adjointe de l’Assemblée nationale, Voahanginiaina Raharimanarivo, députée élue à Atsimondrano et membre du Bureau permanent. Selon elle, aucun vote relatif à une levée d’immunité parlementaire concernant Antoine Rajerison n’avait eu lieu, ni au sein du Bureau permanent ni devant l’Assemblée nationale.
Elle a par ailleurs rappelé que, conformément aux dispositions constitutionnelles, aucun député ne peut être poursuivi pendant les sessions parlementaires sans l’autorisation préalable de l’Assemblée nationale, sauf en cas de flagrant délit.
Verdict : Non vérifiée. Le député Antoine Rajerison affirme que son immunité parlementaire a été levée à la suite de la demande formulée par la ministre de la Justice et garde des Sceaux, Fanirisoa Ernaivo. Toutefois, cette version est contestée par la rapporteure générale adjointe de l’Assemblée nationale, Voahanginiaina Raharimanarivo, qui assure qu’aucun vote relatif à une levée d’immunité n’a eu lieu au sein du Bureau permanent ou de l’Assemblée nationale.








