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I-VERIFY

Toamasina : 500 maisons seront détruites dans le fokontany Tanandava, district de Toamasina II, pour construire un parking, et une personne a été arrêtée. Que révèle la vérification ?

Des publications largement relayées sur les réseaux sociaux affirment que 500 habitations situées dans le fokontany Tanandava, district de Toamasina II, seront détruites afin de permettre la construction d’un parking pour poids lourds destiné au port de Toamasina.

Après vérification, cette affirmation est partiellement vraie.

Des habitants du fokontany Tanandava ont organisé une manifestation hier, devant le palais de justice de Toamasina, pour contester une décision judiciaire favorable à la Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina (SPAT). À la suite de ce rassemblement, une personne a été interpellée hier, selon le maire de Toamasina II.

Contacté par téléphone, le maire de Toamasina II, Ludovic Nivo John, remet toutefois en question le chiffre de 500 maisons avancé dans ces publications. Selon les résultats d’une enquête menée par la commune, le nombre de constructions concernées serait d’environ 270. Le projet prévoit la construction d’un parking destiné aux poids lourds afin de réduire les embouteillages dans l’enceinte portuaire. Le terrain concerné couvre une superficie totale de 160 hectares et appartient à la SPAT. La parcelle faisant l’objet du litige représente environ 36 hectares. 

Selon le maire, la SPAT a entrepris des démarches pour faire cesser les constructions sur ce terrain depuis 2011. Malgré cela, les habitations ont continué à y être construites.

Par ailleurs, une personne a effectivement été arrêtée lors de la manifestation. Toutefois, selon le maire, celle-ci ne résidait pas sur la parcelle en litige, mais dans le quartier de Barikadimy.

Contacté par notre rédaction, un occupant du terrain a confirmé que les habitants ne disposent ni de titre foncier ni de bornage officiel. Selon son témoignage, plusieurs familles occupent le terrain depuis près de vingt ans.

Verdict : Des habitants installés sur une parcelle appelée « Port 5 », propriété de la SPAT, sont effectivement menacés d’expulsion et leurs habitations pourraient être démolies. Cependant, selon les informations obtenues auprès du maire de Toamasina II, environ 270 constructions seraient concernées, et non 500 comme le soutiennent certaines publications. Par ailleurs, une personne a bien été interpellée lors de la manifestation, mais elle ne faisait pas partie des résidents de la zone au cœur du litige. 

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