Des publications largement relayées sur Facebook affirment qu’une infusion de feuilles de papaye, de feuilles de letchi et de curcuma, consommée pendant un mois, permettrait de guérir l’hépatite B, le VIH/SIDA et la tuberculose.
Après vérification, cette affirmation est fausse.
Aucune preuve scientifique ne démontre que ce mélange puisse guérir l’une de ces trois maladies. Selon la Hepatitis B Foundation, une organisation à but non lucratif américaine, spécialisée dans la prévention, la recherche et l'information sur l'hépatite B (quelle est cette entité ?) cette maladie chronique nécessite un suivi médical et des traitements antiviraux, qui permettent de contrôler la multiplication du virus et de protéger le foie. L’organisation rappelle également que les remèdes à base de plantes peuvent interagir avec certains médicaments ou aggraver une maladie du foie. Ils ne doivent jamais remplacer un traitement prescrit.
Le National Library of Medicine, la bibliothèque nationale de médecine des États-Unis, rattachée au gouvernement américain. (qui est-elle ?) indique que la curcumine, principal composé actif du curcuma, présente des propriétés anti-inflammatoires observées en laboratoire. Toutefois, ces résultats ne signifient pas qu’elle guérit la tuberculose. À ce jour, aucune étude clinique n’a démontré que l’infusion de feuilles de papaye, de feuilles de letchi et de curcuma élimine cette bactérie.
Pour le VIH, la National Library of Medicine rappelle qu’il n’existe actuellement aucun remède permettant de guérir l’infection. Certaines plantes, comme la papaye, font l’objet de recherches pour leurs propriétés antioxydantes ou immunitaires, mais aucune n’a démontré la capacité de traiter le VIH ou de guérir le SIDA. Seul le traitement antirétroviral (TARV) permet de contrôler durablement le virus et de protéger le système immunitaire. Par ailleurs, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) en France (à quel pays appartient cette agence) a recensé des effets indésirables liés à des compléments alimentaires contenant du curcuma ou de la curcumine, surtout chez les personnes atteintes d’hépatite B.
Interrogé, un médecin généraliste rappelle que les plantes médicinales peuvent parfois accompagner le bien-être, mais qu’aucune ne permet de guérir des maladies infectieuses graves comme l’hépatite B, le VIH ou la tuberculose. Il souligne qu’abandonner un traitement médical au profit d’un remède traditionnel peut entraîner une aggravation de la maladie, favoriser des complications et, dans le cas de la tuberculose, contribuer au développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.
Verdict : Faux
À ce jour, aucune preuve scientifique ne confirme cette affirmation. Pour ces maladies, seuls les traitements validés par les autorités de santé ont démontré leur efficacité.  Â








