Une publication relayée sur Facebook affirme que les caméras et les microphones des smartphones seraient en permanence surveillés et écoutés. Selon cette publication, cela expliquerait pourquoi des contenus apparaissant sur le fil d’actualité des réseaux sociaux coïncideraient avec les sujets récemment évoqués par les utilisateurs.
Après vérification, cette affirmation est fausse.
Contrairement à ce qui est avancé dans la publication, les smartphones ne sont pas continuellement placés sous surveillance ou sur écoute à l’insu de leurs utilisateurs. En revanche, un téléphone peut être compromis dans certaines situations précises.
Un smartphone peut notamment être espionné lorsqu’un logiciel malveillant (spyware) est installé à l’insu de son propriétaire ou lorsqu’une application obtient des autorisations injustifiées, par exemple l’accès à la caméra ou au microphone alors que ces fonctionnalités ne sont pas nécessaires à son fonctionnement.
Dans le cadre de cette vérification, notre rédaction a contacté un ingénieur spécialisé en cybersécurité, Sylvain Randriamilanto. Selon lui, cette situation ne concerne pas l’ensemble des téléphones.
« Il est possible qu’une personne soit ciblée. Un logiciel malveillant peut alors être installé sur son téléphone, notamment via une application frauduleuse ou un lien piégé. C’est dans ce type de cas qu’un téléphone peut être espionné », explique-t-il.
Concernant l’impression de voir apparaître des publicités ou des suggestions sur un sujet dont vous venez de parler, cela ne signifie pas que votre téléphone écoute vos conversations. Ces recommandations reposent principalement sur l’analyse de vos habitudes de navigation, de vos recherches, de vos interactions sur les réseaux sociaux ainsi que de l’activité de votre entourage numérique.
Verdict : Faux. Rien ne permet d’affirmer que les caméras et les microphones des smartphones sont systématiquement surveillés ou écoutés. Dans la plupart des cas, les suggestions de contenu ou de publicité résultent de l’analyse des données de navigation et des comportements numériques des utilisateurs, et non de l’écoute de leurs conversations.








