Une publication relayée sur les réseaux sociaux affirme que les employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ne relèveraient pas du statut général des fonctionnaires de l’État et ne seraient donc pas éligibles à l’indemnité de logement. Selon cette publication, seuls les agents disposant d’un numéro matricule seraient concernés par cette mesure.
Après vérification, cette affirmation est fausse.
Selon une source au sein de la CUA, la commune compte environ 4 000 agents, dont environ 500 employés de courte durée (ECD). Les quelque 3 500 autres agents relèvent du personnel permanent et sont donc éligibles à l’indemnité de logement annoncée par l’État. En revanche, les personnels des entités rattachées à la CUA, notamment la Société municipale de gestion digitale (SMGD) et la Société municipale d’assainissement (SMA), ne sont pas concernés par cette mesure.
Contacté par téléphone, le président du syndicat des employés de la CUA précise que les agents concernés sont bien des fonctionnaires disposant d’un numéro matricule délivré par le ministère chargé de la Fonction publique. Ils bénéficient également d’un bon de caisse et percevaient déjà une indemnité de logement de 14 000 ariary, laquelle devrait être revalorisée à 200 000 ariary conformément au décret n° 2026-1476 du 10 juin 2026.
La principale différence concerne le mode de financement de cette indemnité. Celle-ci n’est pas directement prise en charge par l’État, mais par la CUA, qui dispose d’un budget autonome. En tant que collectivité territoriale décentralisée (CTD), la CUA est habilitée à recruter son propre personnel en fonction de ses besoins et de ses capacités financières, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Verdict : Faux. Contrairement aux affirmations relayées, la majorité des agents concernés de la CUA sont des fonctionnaires disposant d’un numéro matricule délivré par le ministère chargé de la Fonction publique. Ils sont donc éligibles à l’indemnité de logement.








