Des publications largement relayées sur les réseaux sociaux affirment que Mamy Ravatomanga sera prochainement remis en liberté.
Après vérification, cette affirmation est non vérifiée.
Il est vrai que la défense de l'homme d'affaires malgache multiplie les démarches judiciaires, à la fois à Port-Louis et à Londres. Toutefois, aucune juridiction n'a ordonné sa remise en liberté à ce jour (30 juillet 2026).
Affirmer qu'il « sera libéré » relève donc de la spéculation ou d'une interprétation prématurée du calendrier judiciaire.
À l'origine de cette vague de rumeurs figure la tenue d'une nouvelle audience, ce jeudi 30 juillet 2026. La Bail and Remand Court (BRC) de Maurice examine une nouvelle demande de mise en liberté sous caution déposée par ses avocats mauriciens.
Parallèlement aux procédures engagées à Maurice, l'équipe juridique de Mamy Ravatomanga a également saisi une juridiction britannique. Le 22 juillet 2026, le cabinet Thomas More Chambers a déposé une demande d'autorisation d'appel devant le Judicial Committee of the Privy Council (JCPC), à Londres, la plus haute juridiction de recours pour les affaires mauriciennes.
Cette démarche vise à contester la légalité de son maintien en détention provisoire, qui a duré neuf mois jusqu’ici. Toutefois, cette instance n'a fixé aucune date d'audience et ne s'est pas encore prononcée sur la recevabilité du recours.
Pour rappel, Mamy Ravatomanga a été arrêté par les autorités mauriciennes le 24 octobre 2025. Après un séjour dans une clinique privée, il a été transféré, en décembre 2025, à la prison de haute sécurité de Melrose. Il fait l'objet de trois accusations provisoires : deux chefs de blanchiment d'argent et un chef d'entente délictueuse.
Jusqu'à présent, toutes ses demandes de remise en liberté sous caution ont été rejetées. Le dernier refus a été prononcé par la Cour suprême de Maurice le 26 mai 2026.
Verdict : Non vérifié. Les éléments disponibles ne permettent pas d'affirmer que Mamy Ravatomanga sera remis en liberté. Si la nouvelle demande de mise en liberté sous caution examinée le 30 juillet 2026 ouvre une possibilité juridique, aucune décision n'a encore été rendue.








