Des publications largement relayées sur Facebook affirment que plusieurs éleveurs d’Ambovombe-Androy, de la province de Tuléar se plaignent de la mort de leurs animaux à la suite des fortes pluies et des inondations survenues dans la région.
Après vérification, cette affirmation est vraie.
Dans le cadre de cette vérification, nous avons contacté le maire de la commune urbaine d’Ambovombe-Androy, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) d’Ambovombe-Androy ainsi que le service de l’agriculture et de l’élevage. Toutes ces sources ont confiré que plusieurs animaux, notamment des vaches, des moutons et des chèvres, sont morts à la suite des fortes pluies et des inondations. Selon les informations recueillies, les pluies, accompagnées de vents violents, ont duré deux jours, du 13 au 14 août, sans interruption. Selon le BNGRC, les animaux étaient déjà fragilisés par l’insuffisance de nourriture et cette situation a été aggravée par les inondations et les conditions météorologiques difficiles. De son côté, le maire de la commune urbaine d’Ambovombe-Androy, Solo Aimé Andrianambinina, explique que les animaux n’ont pas pu se nourrir normalement pendant les deux jours de pluie. Certains auraient succombé au froid et d’autres se seraient étouffés dans l’eau. Selon lui, cette combinaison de facteurs aurait contribué à leur mort.
Le service de l’agriculture et de l’élevage confirme également ces informations. Selon les statistiques communiquées par ce service, 1 043 bœufs morts ont déjà été recensés, ainsi que 726 chèvres et moutons. Toutefois, ces chiffres restent provisoires, car les agents du service de l’agriculture et de l’élevage poursuivent encore le recensement des animaux morts.
Verdict : VRAI
Les informations recueillies auprès des autorités locales et des services techniques confirment ont confirmé que des milliers d’animaux ont été abattus à Ambovombe-Androy après les fortes pluies et les inondations. Selon les sources consultées, leur mort serait principalement liée au froid, à l’étouffement dans l’eau, au manque de nourriture et aux conditions difficiles provoquées par les intempéries.








